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Coronavirus: Touraine ne veut "pas alarmer mais informer"

La ministre de la Santé Marisol Touraine lors de la conférence de presse au siège de l'Institut de veille sanitaire la

La ministre de la Santé Marisol Touraine lors de la conférence de presse au siège de l'Institut de veille sanitaire la - -

Les autorités sanitaires françaises ont annoncé dimanche des mesures de surveillance accrues après l'annonce d'un deuxième cas d'infection par un dangereux virus, baptisé nouveau coronavirus.

La ministre de la Santé a organisé dimanche une conférence de presse au siège de l'Institut de veille sanitaire au sujet des deux personnes atteintes en France par le nouveau coronavirus.

La deuxième personne, qui est en réanimation, avait partagé la chambre du premier malade, confirmant une transmission d'homme à homme, rare mais possible du virus.

Vigilance accrue

Marisol Touraine a indiqué que des enquêtes étaient en cours, dont une pour identifier les personnes qui ont été en contact avec le premier patient, soit un cas importé de coronavirus sur le territoire français.

"Le premier malade n’était pas seul. C’était un voyage qu’il a effectué dans le cadre d’un séjour organisé (aux Emirats arabes unis, ndlr). Il s’agit de contacter les personnes qui ont effectué le même voyage", a-t-elle fait savoir.

"L’objectif de cette enquête n’est pas tant de trouver ou d’identifier des malades que d’obtenir des informations sur la nature du voyage, du séjour, les activités qui ont pu être réalisées, afin de progresser dans l’enquête étiologique, car on ne connaît pas l’origine de ce virus à ce jour", a rappellé Marisol Touraine.

Une autre enquête a été engagée par l'Institut de veille sanitaire sur les personnes de l'entourage du deuxième malade. 38 personnes, déjà identifiées, vont être contactées puis suivies quotidiennement pour savoir si elles développent des symptômes

124 personnes en contact avec le premier malade ont été déjà bénéficié de cette surveillance rapprochée qui n'a rien donné.

Transmission à un mètre environ

La ministre de la Santé a également rappellé que la transmission du virus se faisait par voie respiratoire, mais à une distance assez limitée d’un mètre environ, a-t-elle en revanche précisé. Les postillons peuvent aussi transmettre l'infection.

D'autre part, il ne s'agit pas du même virus que le SRAS, même s'il provient de la même famille. Et la ministre d'assurer ne "pas vouloir alarmer mais informer".

Par ailleurs, on pense que le réservoir de ce virus -diagnostiqué chez 34 personnes dans le monde dont plus de la moitié sont morts- se trouve chez des animaux, en Arabie saoudite et dans des pays voisins. Une hypothèse est qu'il proviendrait de chauve-souris.