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Coronavirus: quels risques de propagation?

Le coronavirus vu au microscope.

Le coronavirus vu au microscope. - -

Alors qu'un deuxième cas d'infection par le coronavirus a été confirmé en France ce week-end, les autorités sanitaires françaises ont annoncé dimanche des mesures de surveillance accrues. Le point sur la progression de la maladie.

La vigilance est de mise, après la déclaration ce week-end d'un deuxième cas d'infection par le coronavirus, proche du Sras. En effet, le ministère de la Santé a annoncé dans la nuit de samedi à dimanche que l'homme qui avait partagé la chambre du premier malade atteint par le nCoV, à l'hôpital de Valenciennes, avant que son infection ne soit connue, était lui aussi touché par le virus.

Faut-il craindre la propagation de l'épidémie? BFMTV.com fait le point.

> Qu'est-ce que le Coronavirus?

Ce nouveau coronavirus est proche de celui du Sras (Syndrome respiratoire aigu sévère) qui, en 2003, avait causé la mort de plus de 800 personnes. La famille des coronavirus, qui tirent leur nom de leur aspect circulaire entouré d'une couronne, comprend des virus à la nocivité très diverse, pouvant provoquer de simples rhumes jusqu'à des complications respiratoires aiguës, voire mortelles.

> Combien y a-t-il de cas en France?

A ce jour, deux personnes sont infectées par le coronavirus. Le premier malade est un homme de 65 ans, hospitalisé en réanimation à Lille. Dimanche, il était toujours dans un état "très sérieux" bien que "stabilisé", selon l'hôpital. Le deuxième cas est l'homme qui avait partagé sa chambre, à l'hôpital de Valenciennes, avant que son infection ne soit connue. L'état de santé de ce second malade "n'est pas encore stabilisé", selon le CHRU de Lille. Il a connu une "dégradation respiratoire" dans la nuit de dimanche à lundi.

L'Institut de veille sanitaire (InVS) a engagé une enquête sur les personnes de l'entourage du second malade et déjà identifié 38 personnes qui vont être contactées puis suivies quotidiennement pour savoir si elles développent des symptômes, a indiqué la directrice générale de l'Institut, Françoise Weber.

Quelque 124 personnes en contact avec le premier malade ont été déjà bénéficié de cette surveillance rapprochée qui n'a rien donné.

Il en est allé de même pour les 39 personnes de nationalité française ou belge qui ont participé du 9 au 17 avril au voyage organisé dans les Emirats arabes unis durant lequel le premier malade a contracté le virus. Il n'y a pas d'inquiétude particulière pour ce groupe, car aucun n'a exprimé les symptômes du nCoV et les délais d'incubation sont déjà dépassés, a indiqué Françoise Weber.

>> Carte de la propagation du virus (passez votre souris sur les les cercles pour lire les détails):

> Faut-il craindre une contagion rapide?

Selon le Professeur Benoît Guéry, chef du service d'infectiologie du CHRU de Lille interrogé sur France 2, ce deuxième cas ne doit pas susciter d'inquiétude démesurée, car le nouveau coronavirus est "heureusement moins contagieux que le Sras".

"On est sur un virus qui circule depuis un peu plus d'un an, et on a 34 cas, alors pour que le Sras, en quelque mois, on est arrivé à 8.000 cas", explique encore le professeur.

> Comment se transmet la maladie?

On pense que le réservoir du virus -diagnostiqué chez 34 personnes dans le monde dont plus de la moitié sont morts- se trouve chez des animaux, en Arabie Saoudite et dans des pays voisins. Une hypothèse est qu'il proviendrait de chauve-souris.

Le virus se transmet également d'homme à homme.

Comme pour le virus du Sras, la transmission s'exerce par voie respiratoire et par contact rapproché, a indiqué le professeur Arnaud Fontanet, responsable de l'unité des maladies émergentes à l'Institut Pasteur, soulignant aussi que, grâce aux mesures de prévention prises à l'époque, il avait été "possible de contenir" assez rapidement la propagation du virus.

> Quelles mesures pour prévenir la propagation?

Le ministère de la Santé a mis en place dans les aéroports des dépliants et des affiches pour informer les voyageurs qui se rendent au Proche et au Moyen-Orient, et ouvert un numéro vert d'information à destination du grand public (0800 13 00 00). Ni l'Organisation mondiale de la santé, ni les autorité françaises n'ont émis de restriction au déplacement vers le Proche ou le Moyen-Orient.

Pour les autorités, la principale mesure consiste à isoler les personnes ayant été en contact avec le premier patient hospitalisé à Valenciennes.

Pour ce qui est des particuliers, la parade consiste à se laver régulièrement les mains. A l'apparition des premiers symptômes de grippe, il faut consulter son médecin et porter un masque.


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Magali Rangin avec AFP