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Coronavirus: "MONIC", le logiciel des autorités sanitaires pour traquer les clusters

Test de dépistage du nouveau coronavirus à Plabennec (Finistère) le 20 juillet 2020

Test de dépistage du nouveau coronavirus à Plabennec (Finistère) le 20 juillet 2020 - Fred TANNEAU © 2019 AFP

Au 27 juillet, 130 clusters étaient actifs en France. Les régions les plus touchées sont le Grand Est, la Nouvelle-Aquitaine et la Bretagne.

Les autorités sanitaires sont en alerte, alors que des signes de reprise de l'épidémide de coronavirus se font plus nombreux et que la découverte de "clusters", des foyers de contaminations, se multiplient.

Pour qu'aucun cluster n'échappe à la vigilance des autorités sanitaires, et ainsi rompre les chaînes de contamination, Santé Publique France s'appuie sur un nouvel outil, dénommé "MONIC", raconte Le Parisien dans son édition de ce mardi. Le terme, qui n'est pas un acronyme, est une contraction de "monitorage" avec le "C" de cluster adjoint à la fin.

C'est au moment du déconfinement que ce logiciel a été mis en usage. Son principe n'est pas inédit, indique au quotidien Patrick Rolland, coordonnateur interrégional au sein de Santé Publique France, qui relate que de tels logiciels existaient déjà pour "chasser d'autres virus, comme Ebola ou la rougeole".

Collecter des données

L'objectif de ce logiciel de traçage est de collecter des données liées au coronavirus, communiquées par les soignants et gérées par Santé Publique France. On y retrouve ainsi des informations telles que le lieu de contamination et le nombre de personnes qui y ont contracté le Covid-19, voire les contacts de ces dernières.

Selon Le Parisien, ce fichier est utile pour "déterminer la puissance du cluster et finalement son statut: 'En cours d'investigation', 'maîtrisé', 'clôturé' ou 'diffusion communautaire'". Ce dernier étant le niveau le plus alarmant de la propagation du virus via des clusters.

Le logiciel, interne, n'a pas vocation à être public. Seuls les professionnels de Santé Publique France "habilités à remonter la chaîne de contamination" y ont accès. Pour protéger la vie privée, les coordonnées des personnes recensées dans MONIC ne sont pas toutes stockées dans le même fichier.

130 clusters actuellement

Depuis le 9 mai, 610 clusters ont été dénombrés en France, dont 386 ont été clôturés, c'est-à-dire lorsqu'il n'y a plus de nouveau cas 14 jours après le premier cas de contamination de cette chaîne.

Au 27 juillet, 130 clusters étaient actifs, soit 7 supplémentaires en 24 heures. Ce chiffre constitue une hausse de 26% en une semaine. Les régions les plus touchées sont le Grand Est, la Nouvelle-Aquitaine et la Bretagne.

Clarisse Martin Journaliste BFMTV