BFMTV

Coronavirus: les conditions d'avortement assouplies pendant la crise sanitaire

Le ministre de la Santé Olivier Véran a répondu à l'inquiétude des associations - parmi lesquelles le planning familial - en assouplissant le délai pour une interruption volontaire de grossesse durant la période de crise sanitaire due au coronavirus. Le recours tardif à l'avortement par aspiration pourra donc se faire au delà des 12 semaines légales, sur invocation du motif de "détresse psychosociale" par les médecins, comme l'a révélé France Info.

Si l'avortement en France peut-être pratiqué jusqu'à la fin de la 12e semaine de grossesse (14e semaine après le premier jour des dernières règles) comme le prévoit la loi, les conditions pourront être assouplies en raison de la crise sanitaire actuelle due au coronavirus.

Dans un courrier adressé par Olivier Véran à plusieurs associations - parmi lesquelles le planning familial - et des parlementaires tels que la sénatrice Laurence Rossignol, ex ministre de la Famille, de l'Enfance et des Droits des femmes, le ministre de la Santé a annoncé un assouplissement encadré des règles en vigueur.

Pas d'allongement de la durée légale pour l'instant

Le ministre entend "s'assurer que toutes les femmes puissent trouver une solution d'accès à l'IVG durant cette période". Les médecins pourront donc invoquer la "détresse psychosociale" parmi les motifs pour une interruption volontaire de grossesse par aspiration, comme le révèle France Info. Les associations et plusieurs parlementaires réclamaient un allongement de deux semaines de la fenêtre légale. Ce à quoi Olivier Véran s'est dit sensible mais prudent face à ce "sujet de société [...] trop important pour être traité dans l’urgence".

Le 11 avril dernier, la Haute Autorité de santé a autorisé l'allongement de l'interruption volontaire de grossesse médicamenteuse à domicile de sept à neuf semaines d'aménorrhée (date des dernières règles). Avec l'ouverture au recours possible à la téléconsultation.

A.Bo