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Coronavirus en Bretagne: pour la préfète de région, la situation appelle à "la vigilance"

La préfète de Bretagne Michèle Kirry exclue toutefois pour l'heure de prendre des mesures plus coercitives, comme des restrictions de mouvements ou la fermeture d'établissements.

La préfète de Bretagne Michèle Kirry indique ce mardi que l'augmentation du nombre de cas de coronavirus dans la région appelle à "la vigilance". Mais elle exclue dans l'immédiat des mesures plus coercitives pour en limiter sa propagation.

"Entre le 11 mai et le 10 juillet, nous avions de l'ordre de dix nouveaux cas positifs pour toute la région par semaine. Nous en sommes à plus de cent depuis le 10 juillet, c'est une augmentation qui appelle à la vigilance", a déclaré Michèle Kirry à l'occasion d'une conférence de presse à Rennes.

11 clusters en Bretagne

La préfète a précisé que les autorités dénombraient huit foyers d'infections (clusters) dans le Finistère, trois dans les Côtes-d'Armor et aucun dans le Morbihan et l'Ille-et-Vilaine. Dans le Finistère, de nouvelles mesures pour freiner la propagation du virus vont être prises à compter de mercredi, a annoncé mardi la préfecture du département: les bars situés dans les communes touristiques devront fermer à 1 heures, au lieu de 2, et la vente, la distribution et la consommation d'alcool seront interdits dans les enceintes où se déroulent des rencontres sportives.
En complément de la trentaine de communes déjà concernées, le port du masque sera rendu obligatoire sur les marchés d'une quarantaine d'autres communes. La préfète de région a mis l'accent sur la nécessité de respecter les gestes barrières, également lors des rassemblements et fêtes privés.

"Ce qui est sans doute plus difficile à comprendre", a-t-elle observé, donnant l'exemple d'un cluster qui s'est formé lors d'une fête qui a rassemblé environ 200 personnes.

"Nous savions mécaniquement que la période estivale, qui est propice à un brassage de population plus important, donnerait lieu à une augmentation du nombre de cas positifs", a reconnu Michèle Kirry.
La préfète n'a pas lié cette augmentation aux estivants venus d'autres régions. "Il serait totalement faux de dire: la Bretagne serait préservée comme elle l'a été si elle n'avait pas de touristes... Puisque les cas nouveaux hors Bretagne sont très peu nombreux sur la centaine qu'on a enregistrés toutes les semaines", a-t-elle relevé.

Pas de restrictions "envisagées" aujourd'hui

La représentante de l'État a indiqué qu'elle n'envisageait pas dans l'immédiat la mise en oeuvre de mesures plus coercitives, comme des restrictions de mouvements ou la fermeture d'établissements.

"Je ne l'envisage pas aujourd'hui mais ça ne veut pas dire que je ne l'envisagerai pas demain. Le dispositif juridique en place permet au préfet d'activer un certain nombre de mesures restrictives. S'il le faut, je le ferai, à regret", a prévenu Mme Kirry.

Depuis le début de la crise sanitaire, la Bretagne a été relativement épargnée par le Covid-19 avec 262 morts, des personnes qui étaient âgés de 48 à 100 ans, selon le dernier bilan communiqué par l'Agence régionale de santé (ARS)

Par E.P avec AFP