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Coronavirus: comment sont identifiés les cas contacts des patients infectés à Lyon

Depuis le début du déconfinement, des agents de la Caisse primaire d'assurance maladie du Rhône s'occupent d'identifier les cas contacts pour chaque nouveau patient diagnostiqué.

A la caisse primaire d'assurance maladie de Lyon, les appels s'enchaînent. A chaque nouveau cas de coronavirus, les agents s'efforcent de retrouver le plus rapidement possible les personnes rencontrées par le patient infecté au covid-19 dans les 48 heures précédant les premiers symptômes. 

Pierre angulaire de la stratégie de déconfinement, ce dispositif, qui est mis en place sur l'ensemble du territoire, doit permettre de limiter au maximum la propagation du virus dans un cercle restreint. 

"On va voir ensemble la cellule familiale puis ensuite au-delà: s'il a bavardé avec un voisin ou s'il a repris le travail au sein de son entreprise", explique Naïma Guillen, conseillère à la CPAM, qui travaille sur cette plateforme de traçage. 

Deux contacts pour un patient zéro

Une fois identifié, les cas contacts sont eux aussi joints par les conseillers pour rappeler les mesures d'isolement et les gestes barrières. 

"Pour l'instant, on trouve deux cas contacts pour chaque cas zéro, ce qui est très faible. On observe, quand on liste avec les personnes et qu'elles sont très précautionneuses, que le nombre de cas contacts 'vrais' est beaucoup plus faible que ce qu'on pourrait attendre", assure Emmanuelle Lafoux, directrice de la CPAM du Rhône. 

Jusqu'à 100 cas par jour

Sur les 190 personnes mobilisés, on retrouve des conseillers de l'Assurance maladie mais aussi des médecins pour répondre aux inquiétudes des patients contactés, toujours dans le strict respect du secret médical. 

"Ces données médicales restent absolument confidentielles et ne sont pas partagées. Tout reste ici à l'Assurance maladie et sera détruit dans 3 mois, conformément à la loi d'urgence sanitaire", rappelle Maxime Beltier, qui pilote la plateforme de traçage. 

Actuellement, jusqu'à 100 cas peuvent être traités par jour dans le centre lyonnais. Si ce chiffre est encore loin d'être atteint, tous se préparent à la semaine du 25 mai où une possible augmentation des cas après deux semaines de déconfinement pourrait être observée. 

Benjamin Rieth