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Coronavirus: comment fonctionne le centre médical d'Orly ?

Cette plateforme, installée mercredi sur le tarmac de l'aéroport, permet l'évacuation de patients atteints du coronavirus vers des régions moins sous tension que l'Île-de-France.

Une "zone de transit". C'est ainsi que le Docteur Chadi Jbeili, médecin coordonnateur du Service médical d'Urgence de l'aéroport Paris-Orly, décrit la cellule dont il a la charge depuis sa mise sur pied mercredi. Son objectif est multiple: coordonner l'arrivée des patients atteints du Covid-19 et la disponibilité des vecteurs de transport aérien, ainsi que les équipes médicales et les destinations des patients. En substance, il s'agit surtout "de soulager les régions en tension", à l'image de l'Île-de-France.

Ce service médical d'urgence est opérationnel depuis mercredi après-midi. Il a fallu quelques heures pour en assurer le montage. 24 patients ont déjà pu être évacués mercredi, 36 l'ont été ce jeudi. Chacun d'entre eux est assisté d'une équipe médicale et paramédicale généralement composée d'un binôme médecin et infirmier, détaille le docteur. "L'objectif est d'évacuer aux alentours d'une centaine de personnes en 48h".

Une opération d'ampleur

Il s'agit pour l'essentiel de patients ayant contracté le virus en Île-de-France avant d'être hospitalisés. Mais face à la potentielle saturation des services de réanimation de la région, ils ont été transférés vers le Pays de la Loire, le Centre-Val de Loire ou la Normandie, des territoires moins touchées par l'épidémie de coronavirus. Des évacuations vers des pays européens limitrophes sont également envisagées.

"Le dispatch des patients est coordonné par la cellule crée au sein de la Commission médicale d'établissement, déroule le Docteur Chadi Jbeili. Les places sont proposées et remontées par les Agences régionales de Santé." 

Pour cette opération d'ampleur, sorte de pont aérien, des hélicoptères militaires et civils ont été ajoutés aux moyens de transports du Samu. Des avions légers ont en outre été affrétés. Ils devraient être rejoints, "probablement par la suite, par des avions moyens ou gros porteurs". 

Florian Bouhot