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Confinement: les Parisiens ont gagné 25 minutes de sommeil

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Photo d'illustration - Chrissy Wainwright - Flickr CC

Les habitants de la capitale se couchent en moyenne plus tard mais dorment plus longtemps, selon les données récoltées par Fitbit, un concepteur de montres connectées.

Plus besoin de prendre les transports en commun, travail mis en pause en raison de l'épidémie... Autant de paramètres qui font que fin mars, les Parisiens avaient gagné 25 minutes de sommeil selon Fitbit, entreprise américaine qui conçoit notamment des montres connectées.

"En analysant les données agrégées et anonymisées de nos utilisateurs, nous avons constaté que là où le confinement était imposé, les heures de coucher et les routines de sommeil avaient changé", explique l'entreprise dans un article daté du 15 avril dernier.

"À Paris, c’est la durée moyenne du sommeil qui a été le plus impactée. Elle a commencé à monter en flèche après la semaine finissant le 15 mars, suite à l’annonce de la fermeture des écoles et l’interdiction des rassemblements publics dépassant une certaine taille", rapporte Fitbit.

Un sommeil "de meilleur qualité"

Selon le concepteur de montres connectées, le sommeil des utilisateurs de la capitale et du reste des zones étudiées est même "de meilleure qualité". "Ceux dont la qualité du sommeil s’est améliorée ont passé plus de temps dans les phases de sommeil profond et paradoxal", ajoute Fitbit.

L'entreprise, qui a relevé les données des utilisateurs de plusieurs grandes villes européennes, note que ce sont les Parisiens qui ont bel et bien gagné le plus de temps de sommeil depuis la mise en place des mesures de confinement, devant les habitants de Milan, Madrid, Barcelone, Londres ou Zurich.

Mais de nombreux Parisiens et Français en général restent concernés par les troubles du sommeil, malgré un allongement du temps passé au lit. D’après un sondage réalisé à la fin des deux premières semaines de confinement, trois adultes sur quatre rencontrent en effet des problèmes de sommeil. Des difficultés que les médecins et les neuropsychologues expliquent notamment par du stress lié à la situation sanitaire, une réduction de l'exposition à la lumière du jour ou encore une activité physique grandement diminuée.

Juliette Mitoyen