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Bisphénol A : des doses trop faibles pour être nocives ?

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Les doses de bisphénol A (BPA), une substance chimique controversée présente dans de nombreux contenants alimentaires, trouvées dans la population sont trop faibles pour être nocives, selon une analyse de près de 150 études présentée vendredi.

Selon plusieurs recherches sur des animaux, le BPA est suspecté d'être un perturbateur endocrinien et d'affecter le développement cérébral du foetus et des nouveau-nés. Il pourrait aussi accroître le nombre des cancers dit hormono-dépendants, surtout du sein et de la prostate.

Or les doses de BPA dans le sang de la population s'avèrent de nombreuses fois plus faibles que celles qui provoquent une toxicité chez les animaux, a relevé Justin Teeguarden, un toxicologue du Laboratoire national du nord-ouest pacifique, qui dépend du ministère américain de l'Energie.

"Avec de telles concentrations, on ne peut pas dire, comme des études le font, que cela reviendrait à exposer des bébés à des doses massives de BPA équivalentes aux oestrogènes contenus dans une pilule contraceptive", estime le scientifique.