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Sport en entreprise: la "Course de la diversité", pour allier sport et handicap

350 salariés de Veolia ont participé à l'édition parisienne 2016 de la Course de la diversité.

350 salariés de Veolia ont participé à l'édition parisienne 2016 de la Course de la diversité. - Veolia

Depuis 2013, une course en binôme vise à inciter à l'activité physique et à rapprocher les personnels valides et handicapés.

Atteindre la ligne d'arrivée, main dans la main. C'est l'idée de la "Course de la diversité" organisée par la Fédération française du sport d'entreprise (FFSE). "Nous souhaitions aborder la thématique du handicap en la sortant d'un contexte, lourd, grave. Le sport était une entrée accrocheuse", retrace Haïdy Aron Campan, ancienne sportive de haut niveau et présidente de la ligue Île-de-France de la FFSE. Depuis, l'initiative a essaimé: des "Courses de la diversité" ont lieu à Bordeaux, Nice et Lille.

Accessibles à tous

"Pour toucher le maximum de personnes, nous proposons des courses, mais aussi des marches de 3 et 6 kilomètres", précise la spécialiste du 100 mètres haies et du saut en longueur. Des épreuves accessibles à tous, et notamment aux salariés les plus âgés. Pour inciter tous les collègues à concourir et favoriser l'échange intergénérationnel, des binômes seniors – juniors sont aussi prévus. Et pour la mixité, des équipes hommes – femmes.

"Se mélanger sans lien hiérarchique"

3000 salariés ont participé à la troisième édition parisienne de cette course solidaire le 6 septembre 2016, dont 350 issus de Veolia. "Nous souhaitions que le sport en entreprise comme vecteur de santé devienne un axe très fort dans l'entreprise. Nous avions identifié des courses comme "La Parisienne", mais cela concerne uniquement les salariées femmes. La "Course de la diversité" permet aux collaborateurs de se mélanger et de se rencontrer sans lien hiérarchique", estime Amandine Racle, directrice diversité du géant de la distribution d'eau, qui compte 2% de personnes handicapées parmi ses effectifs. Une proportion encore loin de l'obligation légale de 6%. En France, le secteur privé en emploie 3,6%.

Rozenn Le Saint