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Accidents du travail: les entreprises à la recherche des causes

Huit entreprises sur dix cherchent la cause des accidents du travail.

Huit entreprises sur dix cherchent la cause des accidents du travail. - Charlotte Poupon - CC - Flickr

Le baromètre 2016 de la gestion des risques professionnels montre que les employeurs tentent de prendre le problème des accidents du travail et des maladies professionnelles à la source.

18% des entreprises n’ont pas réussi à réintégrer ou reclasser un salarié arrêté suite à un accident du travail en 2015. Un résultat en progression néanmoins par rapport à l'année précédente:elles étaient 43% à avoir licencié un employé dans ce cas.

La troisième édition du baromètre de la gestion des risques professionnels présenté par Atequacy, cabinet de conseil opérationnel en gestion des risques professionnels, et Singer Avocats, expert en droit social, les interrogeait sur leur manière d’ajuster leur organisation de la santé et de la sécurité au travail suite à un accident du travail.

Des efforts pour chercher les causes des accidents

Plus d’une entreprise sur deux met à jour le document unique d’évaluation des risques, 37% selon la gravité. Preuve que "le document unique, obligation légale, est également l’outils privilégié par les entreprises pour identifier les risques", souligne Nicolas Delannoy, directeur gestion des risques professionnels d’Atequacy.

Huit sur dix recherchent les causes des accidents et plus de six sur dix ont investi dans un outil de remontée du terrain lorsque survient un "presque accident".

Enjeu financier

Car l’enjeu financier est de taille puisque le taux de cotisation à verser à l’Assurance maladie dépend de leurs résultats. Il est calculé en fonction du nombre d’accidents enregistrés: dans l’entreprise pour les plus grandes et dans le secteur pour les plus petites. Et ce, de manière à responsabiliser financièrement celles qui sont les plus sinistrées. Alors leur attention est focalisée sur ce taux: 85% des entreprises le contrôlent.

Le sujet reste quoi qu’il en soit tabou: à peine deux tiers des répondants communiquent en leur sein quand un accident du travail a lieu. Et une entreprise sondée sur dix a rencontré, l’an passé, au moins un cas de faute inexcusable à la suite d’un accident du travail ou une maladie professionnelle. En flagrant délit de manquement à l’obligation de sécurité d’un salarié.

Rozenn Le Saint