BFMTV

AstraZeneca: Véran espère "reprendre au plus vite et au plus tôt la campagne vaccinale"

Le vaccin AstraZeneca a été suspendu en France après de possibles cas de thromboses chez nos voisins européens. L'EMA étudie actuellement ces signalements et doit rendre un verdict cette semaine.

Lundi, alors que plusieurs États européens avaient déjà arrêté la distribution du vaccin AstraZeneca, Emmanuel Macron a annoncé "suspendre par précaution" en France l'utilisation de ce produit. Cette décision intervient après le signalement de cas de thromboses (formation de caillots sanguins), dans différents pays - sans lien avéré pour l'heure avec la vaccination.

"Je souhaite ardemment que nous puissions reprendre le plus vite et le plus tôt possible la campagne vaccinale avec le vaccin AstraZeneca", a déclaré ce mardi le ministre de la Santé Olivier Véran.

"Un premier élément de réponse aujourd'hui"

"Nos scientifiques, alertés par les cas qui ont été décrits, même s'ils sont très rares, ont besoin de deux ou trois jours, pour pouvoir analyser chaque cas en toute transparence et en toute sécurité, et vérifier s'il y a lieu ou non de considérer que ces anomalies sont liées au vaccin et donc de pouvoir, en toute transparence, nous informer sur les risques éventuels".

L'Agence européenne du Médicament (EMA), qui n'a pas interdit cette vaccination, doit se réunir ces mardi et jeudi pour donner son avis sur ces effets secondaires supposés. "Nous aurons un premier élément de réponse aujourd'hui", a ainsi indiqué Olivier Véran, ajoutant attendre le "verdict" de jeudi pour éventuellement décider de reprendre la campagne de vaccination.

Des événements rares

D'après les données de l'EMA, 30 cas d'événements thromboemboliques ont pour l'instant été signalés parmi près de 5 millions de personnes vaccinées avec le vaccin AstraZeneca dans l'Espace économique européen. L'agence souligne que "le nombre d'événements thromboemboliques chez les personnes vaccinées n'est pas supérieur au nombre observé dans la population générale".

Les scientifiques européens doivent déterminer si ces événements médicaux sont liés au vaccin AstraZeneca, ou ont des causes extérieures chez les patients, tout en donnant ensuite leurs nouvelles recommandations.

Alors que la confiance dans la vaccination est très fragile en France, Olivier Véran s'est voulu rassurant, déclarant que "les gens ne sont pas en danger parce qu'ils auraient été vaccinés par AstraZeneca". Il conseille d'appeler son médecin en cas d'inquiétude, "mais sinon il n'y a aucune démarche particulière à entamer si vous avez été vacciné".
Salomé Vincendon
Salomé Vincendon Journaliste BFMTV