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Arrêts maladie : un syndicat de médecins généralistes dénonce le "harcèlement" de la Sécu

Vue du bâtiment de l'Assurance maladie à Arras dans le nord de la France (image d'illustration)

Vue du bâtiment de l'Assurance maladie à Arras dans le nord de la France (image d'illustration) - PHILIPPE HUGUEN / AFP

Un syndicat de médecins dénonce la pression de la sécurité sociale pour limiter les arrêts maladies

Le premier syndicat de médecins généralistes libéraux, MG France, a fustigé vendredi les "méthodes" de l'Assurance maladie pour contrôler les prescriptions d'arrêts de travail, dénonçant le "harcèlement croissant" dont fait l'objet la profession, selon lui. 

Les arrêts de travail, "outil indispensable dans un monde professionnel de plus en plus dur", font partie de "l'arsenal thérapeutique du médecin", rappelle le syndicat dans un communiqué.

"Harcèlement' de l'Assurance maladie

Les généralistes "sont pourtant la cible d'un harcèlement croissant de la part de l'Assurance maladie", s'indigne-t-il, observant une multiplication "depuis des mois" des procédures de contrôle en régions.

Rien qu'en "Rhône-Alpes", par exemple, "1.200 médecins sur 5.000 ont reçu un courrier" questionnant leurs pratiques, explique à l'AFP le président du syndicat défendant des médecins "épuisés" et "déstabilisés". 

Selon MG France, les "méthodes" de l'Assurance maladie "ne s'intéressent ni aux motifs" justifiant les arrêts, "ni même au fait que" les arrêts de longue durée (cancer, dépression sévère) sont "parfois déjà validés" par les médecins-conseil employés par les caisses. 

Contrôle du nombre total de jours prescrits par le médecin

"Seul le nombre total de jours d'arrêts prescrits par le médecin" est pris en compte, "dès lors qu'il déroge à des moyennes statistiques", dénonce le syndicat, soulignant "l'absurdité de procédures" qui pourraient inciter les praticiens à "renvoyer" leurs patients les plus lourds vers des confrères "pour alléger" leurs chiffres. 

Les "pouvoirs publics" sont dès lors appelés à trancher : soit ils "délivrent" les médecins "de cette pression injuste, soit ils décident de confier" la prescription d'arrêts de travail "aux médecins-conseil des caisses", prévient MG France. 

Sans quoi, les médecins seront invités à "se protéger en demandant systématiquement au médecin-conseil d'examiner chaque patient" pour tout arrêt supérieur à une semaine.

C.Br. avec AFP