BFMTV

Aération, masque, surface: quels risques d'être contaminé à Noël?

Une étude allemande a estimé les risques de contamination à la Covid-19 selon différents critères

Une étude allemande a estimé les risques de contamination à la Covid-19 selon différents critères - KOSTADINOFF Lola

Une étude allemande a évalué les risques de contamination lors de différents rassemblements, comme les fêtes de Noël. BFMTV.com vous propose une simulation pour votre repas de famille.

Moins de risques de se contaminer autour de la bûche de Noël si la pièce est grande, aérée et si les convives portent des masques chirurgicaux plutôt qu'en tissu. L'institut Max-Planck, l'équivalent allemand du CNRS, a réalisé une étude et conçu un modèle qui estime les risques de transmission de la Covid-19 par aérosols lors de différents types de rassemblements, comme une réunion de famille. Car s'il reste difficile de prédire si une personne infectée en contaminera d'autres, il a été en revanche possible pour les chercheurs d'évaluer le pourcentage de risques qu'une contamination se produise.

Six convives dans 30m2

L'hebdomadaire allemand Die Zeit, qui relaie cette étude, propose un outil avec la possibilité de créer sa propre simulation selon plusieurs critères: le nombre de convives, la durée du repas et des conversations, le volume des échanges, la taille de la pièce ainsi que la hauteur sous plafond, la ventilation ou non du lieu ou encore le port de différents modèles de masques. À noter: l'étude part du postulat selon lequel une seule personne est infectée au départ.

BFMTV.com a ainsi créé sa propre simulation: un repas de Noël réunissant six convives - comme le recommande le gouvernement - pendant cinq heures dans une pièce standard de 30m2 avec 2,4m de hauteur sous plafond. Autre élément pris en compte: les convives respectent la distanciation sociale et les règles d'hygiène comme le lavage des mains pour éviter la contamination par postillons, qu'elle soit directe ou par contact avec des surfaces contaminées.

Conclusions: dans le cas où les convives restent ensemble cinq heures, ne portent pas de masque et n'aèrent pas la pièce, le risque d'être soi-même contaminé est de 27%. Attention, au total, le risque qu'au moins un des convives soit contaminé après la soirée, vous-même ou l'un des autres, est plus important - de l'ordre de 79%.

© BFMTV

Mais si les convives ne se réunissent qu'une heure au lieu de cinq, la probabilité de transmission est alors divisée par quatre, selon les estimations du modèle: le risque que vous soyez personnellement contaminé dans cette configuration chute à 6,1%, même si les invités ne portent pas de masque.

© BFMTV

Autre levier qui permet de faire baisser le risque de transmission du virus: la ventilation. Dans notre scénario, si la pièce - toujours de 30m2 - est aérée au moins une fois par heure, dans le cas où les convives resteraient ensemble cinq heures, le risque d'être personnellement contaminé est également réduit et passe à 11%.

© BFMTV

Il s'est généralisé dans l'espace public et est vivement recommandé y compris à l'intérieur: le port du masque permet en effet de faire sensiblement baisser le risque de contamination. Car même si les convives sont rassemblés cinq heures dans un espace réduit non ventilé, si chacun d'entre eux porte un masque chirurgical, il n'y aurait plus, selon le modèle, que 4,6% de risque de contamination.

© BFMTV

Enfin dernier élément pris en compte dans notre scénario: la surface de la pièce. Si cette dernière est deux fois plus grande, pour un total de 60m2, alors même sans être aérée, même si les convives ne portent pas de masque et même s'ils y séjournent cinq heures, il y a quasiment deux fois moins de risques d'être contaminé que dans une pièce de 30m2.

© BFMTV
Par Céline Hussonnois-Alaya avec Lola Kostadinoff