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Accident essai clinique: "toujours inexpliqué et inexplicable" pour le centre de recherche

Le directeur général de Biotrial François Peaucelle lors d'un point presse devant son établissement

Le directeur général de Biotrial François Peaucelle lors d'un point presse devant son établissement - Loïc Venance - AFP

Sur les 90 personnes à qui avait été administrée la molécule en cause, en dehors des six hospitalisés , les 84 autres personnes "sont saines et sauves", a assuré le directeur général du centre de recherche Biotrial.

L'accident d'essai clinique qui a provoqué la mort cérébrale d'un patient et des troubles neurologiques chez quatre autres hospitalisés à Rennes est encore "inexpliqué et inexplicable", a indiqué samedi en fin de journée le directeur général du centre de recherche Biotrial qui menait l'essai clinique pour un laboratoire portugais. "A l'heure qu'il est, nous restons toujours dans un cadre d'événements imprévisibles, inexpliqués et inexplicables", a déclaré le directeur général de Biotrial François Peaucelle lors d'un point presse devant son établissement. Il s'exprimait peu après le départ, en milieu d'après-midi, d'inspecteurs de l'Inspection générale des affaires sociales (Igas) et de l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) arrivés dans l'établissement en début de matinée.

"Il reste, je crois, encore quelques personnels de la police ou de la gendarmerie qui sont sur place", a ajouté François Peaucelle qui n'attendait pas de retour des inspecteurs des autorités de santé dans les jours prochains. "Les inspecteurs ont passé un certain nombre d'entretiens, ils ont interrogé un certain nombre de personnes qui étaient intervenues dans le projet, ils ont regardé un certain nombre de documentation, pour analyser la façon dont les process de déroulement de l'étude avaient été suivis", a-t-il détaillé. "La police a saisi hier des matériels pharmaceutique, les lots de médicament incriminé", a-t-il ajouté.

"C'est un laboratoire sérieux, reconnu"

"Les représentants de la société Bial (le laboratoire pour lequel s'effectuait cet essai, ndlr) ne sont pas en mesure d'intervenir (devant la presse, ndlr) aujourd'hui parce qu'ils sont pris par les besoins de l'enquête et notamment des auditions mais ils ont l'intention de communiquer prochainement", a expliqué François Peaucelle. "Ça fait six ans qu'on travaille avec le laboratoire Bial, c'est un laboratoire sérieux, reconnu", a assuré le directeur général de Biotrial.

Sur les 90 personnes à qui avait été administrée la molécule en cause, en dehors des six hospitalisés (l'un des six ne présente aucun symptôme mais reste en observation par précaution), les 84 autres personnes "sont saines et sauves", a-t-il indiqué, soulignant que ces 84 sujets étaient hors placebo.

La société Bial, qui avait mentionné le chiffre de 108 personnes concernées dans un communiqué vendredi, incluait les personnes concernées par les placebo dans son chiffre, a-t-il précisé. "On est en train d'élaborer un plan d'accompagnement pour les patients (hospitalisés, ndrl) et leurs familles de façon à pouvoir à leur apporter ce dont ils peuvent avoir besoin aujourd'hui", a-t-il indiqué, mentionnant notamment la prise en charge de certains frais de transport, de taxi ou de train.

la rédaction avec AFP