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Quel avenir pour le chantier de Notre-Dame de Paris ?

Trois mois après le drame, les ouvriers sont toujours en train de sécuriser l'édifice fragilisé par l'incendie. Ils devront ensuite démonter l'échafaudage autour de la flèche effondrée.

Trois mois après l'incendie qui a détruit une partie de Notre Dame de Paris, le quartier panse toujours ses plaies. Si 20 millions d'euros ont déjà été dépensés pour la sécurisation de l'édifice, le risque d'effondrement existe encore. En attendant la fin de ces opérations, le maire du 4e arrondissement de Paris a déjà des idées pour le futur chantier.

"Le premier objectif c'est de pouvoir rétablir une circulation autour de la cathédrale. Le second c'est de montrer le savoir-faire de nos artisans. On a la volonté de donner à voir sur le chantier lui-même. Le souhait c'est que les barricades laissent voir le métier des tailleurs de pierre et des ébénistes. Ce chantier doit être exceptionnel par sa pédagogie", assure à BFM Paris Ariel Weil l'élu de l'arrondissement.

"Pas de danger en l'état actuel"

L'élu aimerait également créer un "parcours mémoriel" autour de l'édifice en souvenir de la cathédrale. Premier objet de ce projet, l'ouverture de la crypte archéologique dédiée à l'histoire de Notre-Dame qui doit rouvrir juste après le parvis.

Le parvis, où des concentrations très fortes de plomb ont été enregistrées, doit toujours être dépollué avant d'accueillir de nouveau des visiteurs. Les premières mesures de nettoyage n'ont pas significativement fait baisser ces concentrations mais "il n'y a pas de danger en l'état actuel", assure Ariel Weil qui se félicite des nombreuses mesures déjà prises.

En attendant, les ouvriers s'attablent toujours à sécuriser l'édifice. Une fois le risque d'effondrement passé, ils devront commencer le démontage de l'échafaudage qui se tenait autour de la flèche désormais détruite. Le conservateur régional des monuments historiques d'Île-de-France Antoine-Marie Préaut, espère pouvoir commencer l'opération à la rentrée.

Guillaume Dussourt