BFMTV

Yassine Belattar tacle Jean-Michel Blanquer après ses propos sur le voile

L'humoriste Yassine Belattar

L'humoriste Yassine Belattar - Juste pour rire

Le ministre de l'Éducation nationale a déclaré il y a dix jours que le port du voile islamique n'était "pas souhaitable dans notre société".

Nouvelle charge. La semaine passée, l'humoriste et animateur de radio Yassine Belattar annonçait dans une lettre ouverte dans Libération adressée à Emmanuel Macron sa démission du Conseil présidentiel des villes.

Ce soutien d'Emmanuel Macron la justifiait par "les humiliations que subissent les habitants des quartiers" et se disait "déçu que certains ministres que (Emmanuel Macron a choisis) ne supportent même pas l'idée de voir une femme voilée sur le territoire".

Des propos visant notamment Jean-Michel Blanquer, qui après une polémique sur le port du voile islamique déclenchée par un élu du Rassemblement national au conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté à l'encontre d'une mère de famille voilée accompagnant une sortie scolaire, avait déclaré que le voile n'était "pas souhaitable dans notre société" et que ce n'était "pas quelque chose à encourager".

"Si j'étais lui j'éviterais de mettre les pieds dans le 93"

Invité sur RFI ce mardi, Yassine Belattar renchérit à l'encontre de ce dernier. "Ce qui est triste, c'est qu'on a un ministre de l'Éducation nationale qui n'est même pas éduqué", a-t-il taclé.

"Je lui demanderais plus de s'occuper de la situation précaire de beaucoup de professeurs, puisqu'il y a même des directeurs qui s'immolent, je pense à cette directrice qui s'est immolée dans le 93 dans une école, que de savoir si une femme voilée peut accompagner une sortie ou pas", a poursuivi celui qui soutenait Emmanuel Macron au cours de la dernière campagne présidentielle.

"Techniquement, c'est plutôt un ministre qui connaît bien son sujet, mais j'aimerais savoir de quel droit maintenant il rentre sur des notions de vivre-ensemble. (...) Moi si j'étais lui j'éviterais de mettre les pieds dans le 93", a également mis en garde Yassine Belattar, estimant que "les musulmans (avaient) besoin de soutien" et qu'"on ne (pouvait) pas être seulement le ministre de l'Éducation nationale du lycée Henri-IV".

Clarisse Martin