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Villepin dit n'avoir "aucun ressentiment" vis-à-vis de Sarkozy

Dominique de Villepin, qui doit déjeuner jeudi avec Nicolas Sarkozy, a assuré n'avoir plus aucun ressentiment à l'égard d'un président qu'il a durement critiqué depuis son arrivée au pouvoir. /Photo d'archives/REUTERS/Benoît Tessier

Dominique de Villepin, qui doit déjeuner jeudi avec Nicolas Sarkozy, a assuré n'avoir plus aucun ressentiment à l'égard d'un président qu'il a durement critiqué depuis son arrivée au pouvoir. /Photo d'archives/REUTERS/Benoît Tessier - -

LYON, 22 février (Reuters) - Dominique de Villepin, qui doit déjeuner jeudi avec Nicolas Sarkozy, a assuré mardi n'avoir plus aucun ressentiment à...

LYON, 22 février (Reuters) - Dominique de Villepin, qui doit déjeuner jeudi avec Nicolas Sarkozy, a assuré mardi n'avoir plus aucun ressentiment à l'égard d'un président qu'il a durement critiqué depuis son arrivée au pouvoir.

L'ancien Premier ministre, qui était en déplacement à Lyon, où il a notamment rencontré des jeunes des quartiers difficiles, a annoncé qu'il profiterait de cet entretien avec le chef de l'Etat pour lui parler en toute sincérité.

"La question de la réconciliation ne se pose pas, j'ai tourné la page il y a plusieurs mois, je n'ai aucune forme de ressentiment envers Nicolas Sarkozy", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse. "J'aurai la même franchise qu'avec Jacques Chirac, quand je lui disais des choses que les autres ne lui disaient pas. Je les dirai à Nicolas Sarkozy."

Les deux hommes se sont durement affrontés, notamment lors du procès concernant l'implication présumée de Dominique de Villepin dans l'affaire des faux fichiers Clearstream qui visaient le président français.

Détaillant les sujets qu'il comptait aborder avec le chef de l'Etat, l'ancien Premier ministre de Jacques Chirac a cité des sujets de politique intérieure et extérieure.

"L'enjeu est de savoir aujourd'hui si nous sommes capables, si le président de la République est capable de rassembler les Français, c'est ce qui me préoccupe", a-t-il déclaré.

"Il faut maintenant sortir de la politique des boucs émissaires", a-t-il dit en regrettant les débats autour de l'interdiction de la burqa et de l'identité nationale.

"Il faut plutôt rassembler les français à un moment où les difficultés économiques, financières et sociales sont importantes", a-t-il ajouté.

Dominique de Villepin a dit vouloir faire des propositions au sujet des événements qui secouent les pays arabes.

"La France a une vocation, elle a un message à faire passer dans cette région, il faut que la France soit capable de regarder vers l'avenir", a-t-il dit". "Le premier devoir d'une diplomatie est de s'appuyer sur ces peuples qui sont non violents. Leur action mérite l'engagement de la France".

Il a toutefois ajouté qu'il n'aspirait à "aucun portefeuille ministériel".

"Je me sens bien comme ça", a-t-il expliqué. "Je peux apporter mon expérience, des propositions, ma parole est libre, indépendante."

Catherine Lagrange, édité par Yves Clarisse