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VIDEO - Manuel Valls (aussi) "ne tolère pas les huées et les sifflets"

Manuel Valls à Beauvais le 19 novembre 2014.

Manuel Valls à Beauvais le 19 novembre 2014. - Miguel Medina - AFP

En déplacement dans les Hautes-Pyrénées, le Premier ministre Manuel Valls a affirmé devant la salle son opposition aux huées, alors que seuls quelques sifflets avaient été lancés. Un épisode qui intervient, deux jours après le coup de gueule d'Alain Juppé lors d'un meeting avec Nicolas Sarkozy.

Les huées en politique, très peu pour Manuel Valls. En déplacement lundi dans les Hautes-Pyrénées à l'occasion des assises de la ruralité, le Premier ministre a participé à un atelier, aux côtés notamment de Sylvia Pinel, ministre du Logement, et de Marylise Lebranchu, ministre de la Décentralisation. Quand soudain, certains participants ont hué une élue UMP qui disait être favorable au conseiller régional.

Les sifflements étaient très peu nombreux, mais la réaction de Manuel Valls a été immédiate: "je pensais qu'il n'y avait qu'à Bordeaux qu'on sifflait les intervenants", a dit le Premier ministre, entraînant quelques rires dans la salle.

L'intervention du Premier ministre avait un goût de raillerie, après un week-end a été marqué par les huées des sympathisants de Nicolas Sarkozy à l'encontre d'Alain Juppé, lorsque celui-ci, en tant que maire de Bordeaux, a ouvert le meeting de l'ancien Président dans sa ville.

Un message au camp Sarkozy

Puis, après avoir goûté à l'effet de sa remarque, Manuel Valls est redevenu sérieux. Voire sec. "J'appelle les élus à se respecter, à faire attention. On nous regarde. Je ne tolère pas les huées et les sifflets dans le fond de la salle. Quand on siffle quelqu'un parce qu'il a une expression, on ne donne pas la meilleure image de la démocratie".

Juppé hué par les sympathisants de Sarkozy

Une phrase du Premier ministre qui résonne à droite alors que les sifflets du meeting de Bordeaux ont divisé l'UMP. Ainsi si Hervé Mariton y voit un "incident grave", Nadine Morano, elle, s'est dite "pas choquée". L'intéressé, lui, ne semble pas si atteint. "Les campagnes électorales finissent toujours dans l'effervescence et l'énervement. On l'a vu samedi après-midi à Bordeaux", écrit l'ancien Premier ministre UMP et maire de Bordeaux dans un billet posté sur son blog lundi. "Il n'y a pas de quoi en faire tout un plat. Pour ma part, j'ai vu pire. Restons sereins".

Nicolas Sarkozy, lui, a évoqué l'incident à mots couverts lors d'un meeting lundi soir à Angers. "Je veux une famille politique qui apprenne à débattre, et qui n'a pas peur des militants et de la réaction des adhérents". 

A. K. avec Jérémy Trottin