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Venezuela: Mélenchon ne veut pas "perdre son temps à jeter des pierres" à ses "amis" imparfaits

Jean-Luc Mélenchon à l'Assemblée nationale le 26 juillet 2017

Jean-Luc Mélenchon à l'Assemblée nationale le 26 juillet 2017 - JACQUES DEMARTHON / AFP

Lors des journées d'été de La France insoumise à Marseille, Jean-Luc Mélenchon a évoqué la crise vénézuélienne, estimant que "l'impérialisme américain" restait le "principal responsable du mal".

Pas question pour Jean-Luc Mélenchon de critiquer le régime vénézuélien de Nicolas Maduro. En accueillant vendredi l'ancien président équatorien Rafael Correa pour une conférence aux journées d'été de la France insoumise, le député de la France insoumise a fait une allusion aux évènements actuels au Venezuela, pays plongé dans une profonde crise économique, politique et institutionnelle.

"Quelque soit l'erreur que fassent nos amis, ne perdons pas de vue que le principal responsable du mal, du désordre et de la guerre civile, c'est l'impérialisme américain", a ajouté Jean-Luc Mélenchon à propos de l'ensemble des pays d'Amérique latine, réclamant "le respect à l'égard de ceux qui vivent à proximité d'un empire agressif (...), violent".

La France insoumise "n'a pas de doctrine internationale"

À propos de l'Equateur de Rafael Correa, l'ancien candidat à l'élection présidentielle a répété ne pas en faire "un modèle" mais y puiser "des sources d'inspiration".

"Notre position, c'est d'être très méfiant et de ne pas répondre aux injonctions de critiquer, ça fait dix ans que ça dure", a décrypté Raquel Garrido, rappelant que La France insoumise "n'a pas de doctrine internationale".

"Les questions internationales divisent la gauche et l'extrême gauche depuis toujours, nous, on est inclusifs, nous ne voulons pas abuser de notre position de porte-parole pour imposer une idée", a-t-elle développé.

L'avocate, qui dit "reconnaître qu'il y a une répression" au Venezuela, exprime sa "tristesse" parce que "la violence nuit au projet politique de s'enlever de la manne pétrolière". Pour autant, prévient-elle, "on n'est pas dupe de la façon dont on nous parle tout le temps du Venezuela pour nous nuire".

M.P avec AFP