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Vendée : Hollande pris à partie par une chômeuse

François Hollande lors de son déplacement à La Roche-sur-Yon le 6 août 2013.

François Hollande lors de son déplacement à La Roche-sur-Yon le 6 août 2013. - -

L'emploi, toujours au menu estival de François Hollande. Le président de la République était en déplacement mardi à la Roche-sur-Yon, en Vendée. Un déplacement au cours duquel il a été pris à partie par une chômeuse. « Je sais qu'il y a une crise mais on attend des réponses », explique-t-elle.

François Hollande était en déplacement en région mardi. A La Roche-sur-Yon, en Vendée, pour parler emplois, le président de la République a été interpellé par une quinquagénaire à la recherche d’un emploi. A l’arrivée de François Hollande, juste avant de se rendre dans une agence Pôle Emploi de la ville, cette femme très remontée l’a apostrophé devant les micros et caméras des journalistes présents.

«Obligée de revenir chez mes parents»

Sans emploi, à plus de 50 ans, Nathalie s’est donc adressée directement au chef de l’Etat : « J’ai cinquante ans, je suis à la recherche d’un emploi. J’ai écrit partout et je suis obligée de revenir vivre chez mes parents car je n’ai pas de travail. Que pensez-vous faire pour les gens comme moi ? Je ne suis pas toute seule dans ce cas-là et on sera de plus en plus à revenir chez nos parents qui n’ont pas besoin de ces soucis-là en plus. Et on a des enfants à élever aussi. Que comptez-vous faire ? Pour l’instant, il n’y a rien de concret ». Face à cette femme, François Hollande n’a pu apporter de réponses vraiment concrètes même s’il s’est défendu : « Si on est là, c’est bien que même pour les personnes qui sont chômeuses de longues durées comme vous, nous puissions trouver des solutions ».

« Que de la communication »

Si Nathalie a interpellé le président, c’est qu’elle attendait de sa part une réponse, une direction, voir un peu d’espoir pour l’avenir. Elle est un peu déçue. « J’ai l’impression que ce n’est que de la communication. Derrière, il n’y a rien. Pour les plus de 50 ans, il ne fait rien et nous, nous avons besoin de quelque chose de concret. Je sais bien qu’il y a une crise, que ce n’est pas facile, mais nous, nous avons besoin de réponses à nos questions, de quelque chose de concret. J’ai simplement voulu dire au président qu’il y a plein de gens comme moi qui ont plus de 50 ans, qui ont 15 ans de travail encore et qui ne retrouvent rien. Je suis en fin de droits et me voilà obligée de retourner vivre chez mes parents. Ce n’est pas une solution pour eux qui ont plus de 70 ans. Et on va être de plus en plus dans ce cas-là, à se retrouver à la rue et à devoir vivre chez nos parents ».

Tugdual de Dieuleveult avec BFMTV