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Valls sur RMC - PSG : « Il y a eu un échec collectif »

Manuel Valls, le ministre de l'Intérieurn, affirme que "le droit de vote des étrangers n'est pas la priorité des Français".

Manuel Valls, le ministre de l'Intérieurn, affirme que "le droit de vote des étrangers n'est pas la priorité des Français". - -

Sur RMC et BFMTV, Manuel Valls, le ministre de l’Intérieur, est revenu sur les violences en marge de la célébration de la victoire du PSG, la sécurité dans les écoles ou encore la conférence de presse de François Hollande.

Invité ce vendredi sur RMC et BFMTV, Manuel Valls a répondu aux attaques de l’opposition sur sa gestion des évènements de lundi dernier, en marge de la remise du trophée au PSG. Le ministre de l’Intérieur, homme fort du gouvernement, est aussi sur la question de la sécurité dans les écoles après le suicide d’un homme dans une maternelle, ainsi que sur la conférence de presse de François Hollande.

Sur le mariage pour tous. François Hollande a dit que « la droite a laissé échapper le diable de la valise » :
8h56 - Manuel Valls : « On le voit bien. Les mots prononcés par certains parlementaires, dans la rue… Cela fait le jeu de cette droite extrême pétainiste ».

Droit de vote des étrangers :
8h54 - Manuel Valls : « Le président a dit que la discussion aurait lieu après les élections municipales. Cette réforme ne peut concerner que les élections municipales, et aucun étranger ne peut être élu maire par ailleurs. Ce n’est pas la réforme la plus attendue par les Français, et j’ai toujours dit que l’intégration doit d’abord passer par la naturalisation ».

Chômage et pouvoir d’achat :
8h52 - Manuel Valls : « L’augmentation du chômage est difficile. Mais le président n’a parlé que d’une chose : l’emploi. Toute la politique européenne, la formation, le marché du travail, le soutien aux entreprises, tout est tourné vers l’emploi. Je suis convaincu que le cap défini va payer, mais il nécessite un effort. Le président a remercié les Français parce qu’ils font des efforts ».

Sur la réforme des retraites :
8h50 - Manuel Valls : « Il y a une conférence sociale. Mais il faut une nouvelle réforme. Il y a une piste, l’allongement de la durée de cotisation, mais il y en a d’autres. La question de la justice est primordiale : la pénibilité, les femmes aux carrières morcelées. Cette concertation est indispensable ».

Sur la conférence de presse de François Hollande :
8h49 - Manuel Valls : « Je suis favorable à tout ce qui permet davantage d’intégration, un président de l’Union européenne. Il faut une Europe plus démocratique, pour que les peuples choisissent l’orientation politique de l’Union ».

Sur la disparition de Saïd Arif :
8h48 - Manuel Valls : « Il est un terroriste dangereux, entraîné à l’étranger. Il y a une condamnation d’expulsion prononcée il y a deux ans, car la Cour européenne des Droits de l’Homme a considéré qu’on ne pouvait pas le renvoyer en Algérie car il y avait un danger pour sa vie. Ça pose le problème de la surveillance de ce type d’individus. Nous allons continuer à expulser ceux qui prêchent la haine ».

8h45 - Manuel Valls : « La société française est violente. Face à l’insécurité, il faudrait mettre les débats politiciens de côté. Depuis 30 ans, les violences sur les personnes augmentent, de près de 30% ces dix dernières années. Il y a un problème de violence, d’absence d’autorité. Je ne veux pas recevoir des leçons de ceux qui ont échoué sur ces questions ».

Sur Marseille :
8h42 - Manuel Valls : « Il y a une méthode nouvelle, la reconquête du territoire, une quarantaine de cités reconquises par les forces de l’ordre pour éradiquer les trafics. Il y a des résultats. Cela va payer, mais cela demande du temps, car ces cités sont sous le contrôle de trafiquants qui s’éliminent entre eux ».

Sur les évènements du PSG :
8h41 - Manuel Valls : « J’ai demandé un certain nombre de propositions pour que les forces de l’ordre soient beaucoup plus mobiles, plus aptes à répondre aux groupes qu’on y trouve ».

8h40 - Manuel Valls : « Je suis prêt à assumer ma part de responsabilité. Quel drôle de pays où on pointe la responsabilité de certains, et pas celle des casseurs. L’ordre public est quelque chose de très difficile. Hier, encore, il y avait 400 manifestants d’extrême droite, avec des violences à l’égard des forces de l’ordre ».

8h39 - Manuel Valls : « Nous avons déjà eu des évènements comme ça. Ça n’excuse pas tout. Mais au moment des émeutes urbaines de 2005, est-ce qu’un ministre a démissionné ? Est-ce qu’un préfet a dû quitter son poste ? Non. Ça ne veut pas dire qu’il ne faut pas en tirer les conséquences. C’est d’abord au club d’assurer la sécurité du Parc des Princes ». 

8h37 - Manuel Valls : « Il y a eu un échec collectif. Ce sont d’abord les ultras qui ont mis la pression sur la foule et s’en sont pris aux forces de l’ordre. Une dizaine d’entre eux ont déjà eu des peines de prison, et ça va continuer ».

Sur le suicide d’un homme dans une école maternelle :
8h35 - Manuel Valls : « Les détecteurs de métaux à l'entrée des écoles me paraissent difficiles. Les écoles primaires sont fermées. Peut-on arrêter un homme désespéré qui a décidé de mettre fin à ses jours dans ces conditions ? On ne peut pas dire qu’on va mettre des détecteurs de métaux et des gendarmes devant chaque école. Ça existe aux Etats-Unis, on voit dans quelle situation ils sont ».

Retrouvez aussi la matinale de Bourdin & Co de ce vendredi matin.

Mathias Chaillot avec Jean-Jacques Bourdin