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Valls sur RMC : « Les mouvements d'extrême droite sont en train de ressurgir »

Manuel Valls est favorable a la dissolution des groupuscules d'extrême droite

Manuel Valls est favorable a la dissolution des groupuscules d'extrême droite - -

Après la mort de Clément Méric, Manuel Valls a dénoncé jeudi « une violence qui porte la marque de l’extrême droite ». Ce vendredi sur RMC, le ministre de l'Intérieur exige que la lumière soit faite sur cette affaire et appelle à se méfier de tous les amalgames. Sur la dissolution des groupes d’extrême droite exigée par la gauche, le ministre explique qu’« il faut établir des faits, des confrontations ».

Ce vendredi sur RMC, Manuel Valls est revenu sur le drame survenu mercredi soir au cours duquel Clément Méric, un jeune militant d’extrême gauche a trouvé la mort dans une agression avec des membres d’un groupuscule d’extrême droite. Le ministre de l'Intérieur, qui suit de près l’enquête, a annoncé plusieurs interpellations : « Ces 7 personnes sont bien apparentées à des groupes d'extrême droite. Je ne peux pas affirmer qu'il y a eu intention de donner la mort », a-t-il précisé concernant les premiers aveux des suspects.

La dissolution des groupes d’extrême droite envisagée

« Malheureusement, les mouvements d'extrême droite sont en train de ressurgir. Il faut les combattre », a poursuivi Manuel Valls, qui s’est prononcé en faveur de la dissolution des groupuscules d’extrême droite dans les règles de la République. « Quand il faut dissoudre un groupe, c'est symbolique, politique mais il faut le faire. Quels groupes doit-on dissoudre ? Pourquoi des groupes d'extrême gauche seraient-ils dissous ? Faisons attention aux amalgames. Des groupes d'extrême droite ont des idéologies qui ont mené à ce qu'a connu le 20e siècle. Il faut pour dissoudre des groupes, étayer des faits ».

L’extrême droite et le mariage pour tous

Concernant l’atmosphère en France depuis le début des débats autour du mariage pour tous, Manuel Valls a jugé qu’elle n’était pas propice à la sérénité. « Il y a un discours, des mots, qui ont laissé place à l'extrême droite. Ils sont quelques centaines. La république doit être impitoyable avec ces groupes et ces individus qui doivent être condamnés. Il semblerait que les groupes impliqués dans la mort de Clément aient participé à d'autres mouvements, mais c'est la même idéologie qui refuse la république. Il faut faire attention à tous les mots qui laissent penser qu'il y a de la confrontation dans le pays. Je ne veux pas créer de polémique. Un page se tourne après le mariage pour tous. La loi a été votée ».

Tugdual de Dieuleveult, avec Jean-Jacques Bourdin