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Valls: «Orsoni sait des choses, alors qu’il parle»

Manuel Valls

Manuel Valls - -

Le ministre de l'Intérieur Manuel Valls a appelé Alain Orsoni, président du club de foot Athletic Club Ajaccio et proche de plusieurs personnes assassinées en Corse, à parler. Orsoni répond ne pas savoir qui sont les assassins.

Quel est le lien entre Me Antoine Sollacaro, ancien militant nationaliste assassiné le 16 octobre, et Jacques Nacer, président de la Chambre de commerce et d'industrie de Corse-du-Sud, tué mercredi ? Pour certains, il s’agit d’Alain Orsoni, lui-même ancien dirigeant nationaliste, président du club de football de L1, l'Athletic Club Ajaccio (ACA), et proche des deux victimes.
Si l'on en croit Manuel Valls vendredi matin, Alain Orsoni « sait des choses » à propos du meurtre de son ami mercredi. « Orsoni sait des choses, alors qu’il parle », affirme le ministre de l'Intérieur, avant d’ajouter : « En Corse, les professionnels de l'immobilier, les notaires, les responsables des cercles de jeux se singularisent par leurs très faibles contributions en matière de déclarations, et pourtant les infractions qui sont identifiées par Tracfin [organisme de Bercy chargé de la lutte contre le blanchiment, NDLR] révèlent un lien entre ces secteurs et la criminalité organisée ». Quelques minutes plus tard, Alain Orsoni affirmait ne pas savoir qui arme les assassins, et qui ils sont. « Je ne sais pas aujourd'hui qui arme les assassins et je ne sais pas qui sont les assassins », a déclaré le président de l'ACA. Je n'ai « aucune affaire en Corse », je mène une « une vie normale ». Expliquant qu'il n'avait aucune affaire dans le BTP notamment, il a affirmé que son voeu le plus cher était de « quitter la France ».

« Bien sûr que j'ai peur, parce que j'ai une famille »

Le militant avait affirmé jeudi « avoir peur ». « Bien sûr que j'ai peur, parce que j'ai une famille, des enfants, une mère. Plus que de la peur, c'est du désespoir », a-t-il affirmé. « Je vis très mal cette situation, je pense que je vais quitter l'ACA. Nous sommes dans une situation complètement folle ».

M. Chaillot avec AFP