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Valls opposé à la reconnaissance d'une spécificité corse dans la Constitution

Alors qu'Emmanuel Macron se rend en Corse pour une visite de deux jours mardi, Manuel Valls a défendu ce lundi soir une ligne de fermeté face aux revendications des nationalistes à la tête du nouvel exécutif.

Invité de Ruth Elkrief ce lundi soir, Manuel Valls s'est dit opposé à la reconnaissance d'une spécificité de la Corse dans la Constitution, réclamée par Jean-Guy Talamoni et Gilles Simeoni. L'exécutif corse récemment élu est actuellement en discussion avec le gouvernement, et les deux hommes rencontreront mardi le chef de l'Etat, qui se rend sur l'île pendant deux jours.

"Moi je suis très opposé à l’idée de reconnaître une spécificité de la Corse dans la constitution. Bon sang, ce n’est pas un territoire d’Outre-Mer, ce n’est pas la Nouvelle Calédonie", a déclaré l'ancien Premier ministre, opposé à l'idée qu'il faudrait "réconcilier la Corse et la France".

"Non, la Corse c'est la France, la République", a-t-il martelé. 

"Le français est la seule langue de notre pays"

Parmi les revendications de la coalition nationaliste élue lors des législatives figure aussi l'idée d'un statut officiel pour la langue corse. "Le français est la seule langue de notre pays", a estimé Manuel Valls, considérant que l'Etat soutenait "depuis très longtemps l'enseignement de la langue corse à l'école".

"Si on y accédait, ça voudrait dire que la bataille culturelle serait gagnée et que ceux qui ne parlent pas corse partiraient, ça ouvrirait la porte à l'indépendance", a-t-il poursuivi, dénonçant la "pression parfois insupportable" des nationalistes. 

"Il n'y a aucun pardon à exiger"

Enfin, l'ancien candidat à la primaire socialiste a considéré que des rapprochements de prisonniers, que les nationalistes souhaitent transférer vers des établissements corses, devraient être étudiés au "cas par cas". En revanche, il s'est opposé à l'idée d'amnistier certains d'entre eux. "L'idée de l'amnistie, elle m'insupporte", a-t-il affirmé, souhaitant que le premier geste d'Emmanuel Macron sur l'île soit de "rendre hommage au préfet Claude Erignac", assassiné il y a 20 ans par Yvan Colonna.

"On a assassiné un préfet de la République, ça n'avait plus été le cas depuis la guerre, il n'y a aucun pardon à exiger", a-t-il conclu. 
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Charlie Vandekerkhove