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Valls et la candidature de Hollande en 2017

Manuel Valls et François Hollande, le 22 octobre 2014.

Manuel Valls et François Hollande, le 22 octobre 2014. - Alain Jocard - AFP

Matignon s'est empressé de diffuser l'interview du Premier ministre à un journal néerlandais, dans laquelle il affirme que François Hollande a "une vocation naturelle à être à nouveau candidat" lors de l'élection présidentielle de 2017.

Manuel Valls estime que François Hollande a "une vocation naturelle à être à nouveau candidat" lors de l'élection présidentielle de 2017, selon la traduction française d'un entretien au journal néerlandais NRC Handelsblad, distribuée vendredi par Matignon.

Interrogé sur la récente déclaration de Michel Rocard, qui déconseille à François Hollande de se représenter, le Premier ministre, en visite vendredi aux Pays-Bas, a répondu: "Michel Rocard donne souvent de bons conseils mais là, ce n'est pas le cas. François Hollande a une vocation naturelle à être à nouveau candidat".

"C'est ma tâche de l'aider à réussir"

"C'est ma tâche de l'aider à réussir afin que la France en 2017 soit dans un meilleur état qu'en 2012", a ajouté le chef du gouvernement, alors que les spéculations vont bon train sur sa rivalité avec le chef de l'Etat dans la perspective d'une éventuelle primaire socialiste en 2017. 

Le 22 octobre, lui remettant les insignes de grand Croix de l'Ordre du mérite, une tradition pour le Premier ministre après six mois passés à Matignon, François Hollande avait ironisé sur Georges Clemenceau, modèle politique de Manuel Valls, qui n'avait pas réussi à accéder à l'Elysée en 1920.

"Cette impopularité, il faut l'assumer"

Interrogé sur l'impopularité persistante de François Hollande, Manuel Valls a répondu: "Je pense que les Français, après le changement de 2012, avaient espéré des résultats plus rapides. Je regrette que nous n'ayons pas dit immédiatement que l'état de la France à ce moment-là était bien pire que celui que nous avions imaginé. Ce fut une erreur. Réformer prend toujours du temps, et il y a donc un risque d'impopularité. Cette impopularité, ce scepticisme, il faut l'assumer. Mais la politique que nous menons est la bonne".

Manuel Valls, qui a déclaré la semaine dernière ne pas exclure un changement de nom du PS, a détaillé au NRC Handelsblad: "Je veux moderniser le Parti socialiste, le rendre plus réaliste et plus pragmatique."

V.R. avec AFP