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Une fédération RN sommée de supprimer un tweet sur le meurtre d'une figure d'aide aux migrants

Le logo du Rassemblement national (illustration). - JEAN-PHILIPPE KSIAZEK / AFP

Le logo du Rassemblement national (illustration). - JEAN-PHILIPPE KSIAZEK / AFP - -

Dans un tweet publié mardi, la fédération RN de la Manche a qualifié d'"arroseur arrosé" un homme actif dans une association d'’aide aux migrants à Cherbourg. Le jour-même, le retraité de 64 ans avait été retrouvé mort à son domicile.

La direction du Rassemblement national a sommé sa fédération de la Manche de supprimer un tweet commentant l'assassinat d'une figure de l'aide aux migrants près de Cherbourg par l'expression "l'arroseur arrosé".

Un Afghan de 21 ans été mis en examen et écroué jeudi pour "l'assassinat" mardi près de Cherbourg du président de l'association d'aide aux migrants Itinérance, Jean Dussine, après avoir évoqué une "vengeance dont la cause reste à élucider", selon le parquet de Coutances.

Un enseignant à la retraite retrouvé mort mardi

"L'arroseur arrosé" avait écrit dans un tweet publié mardi la déléguée RN du département de la Manche Marie-Françoise Kurdziel sur le compte de la fédération. Ce tweet était encore visible jeudi soir avant d'être supprimé.

Nicolas Bay, député européen, membre de la direction du RN et conseiller régional de Normandie, a confirmé à l'AFP avoir demandé la suppression du tweet, après une information en ce sens publiée par Libération.

L'annonce de la mort de Jean Dussine, enseignant à la retraite âgé de 63 ans, avait suscité de nombreuses réactions. Le sénateur LR Philippe Bas s'était dit "bouleversé par le meurtre de Jean Dussine dont la générosité était connue de tous et force l'admiration". Jean Dussine avait été retrouvé inanimé et blessé à la tête mardi à son domicile de Bretteville, près de Cherbourg.

Selon le parquet de Cherbourg, six migrants logés chez lui ont arrêté le suspect dans sa fuite, juste après les faits, tandis qu'un voisin alertait les secours, qui ont en vain tenté de réanimer la victime. 

Jeanne Bulant avec AFP