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Une enquête judiciaire vise le maire PS de Strasbourg

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PARIS (Reuters) - Le sénateur-maire PS de Strasbourg Roland Ries est visé par une information judiciaire ouverte à Nancy pour favoritisme et recel de...

PARIS (Reuters) - Le sénateur-maire PS de Strasbourg Roland Ries est visé par une information judiciaire ouverte à Nancy pour favoritisme et recel de favoritisme concernant la réalisation d'une étude de faisabilité du tramway de Bamako, capitale du Mali.

L'information, publiée lundi par le journal en ligne Mediapart, a été confirmée dans la soirée par un communiqué de Roland Ries.

Le maire, qui est membre de l'équipe de campagne de François Hollande, en charge des questions de transports et de mobilités urbaines, se dit "serein".

"Je ne doute pas des conclusions de l'enquête en cours", écrit-il.

L'enquête ouverte à Strasbourg mais transférée à Nancy porte sur la réalisation en 2009 d'une étude d'un montant de 50.000 euros financée par la ville de Strasbourg au titre de la coopération avec le Mali et attribuée à trois sociétés alsaciennes, sans mise en concurrence.

Selon Mediapart, le directeur général des services, Bernard Debry, avait alerté le maire, début 2010, du caractère irrégulier de ces marchés et refusé de régler les factures afférentes.

Il a été licencié peu après. C'était pour des motifs sans rapport avec cette affaire, affirme Roland Ries au journal.

C'est Bernard Debry qui aurait informé la justice, motivant l'ouverture d'une information judiciaire.

Deux adjointes au maire, Caroline Ctorza, en charge de la prévention des risques juridiques et Chantal Augé, en charge des marchés publics, avaient également critiqué la procédure suivie pour la réalisation des études.

La première, socialiste, a abandonné ses charges en octobre 2010, la seconde, qui n'est pas socialiste, en a été démise en janvier 2012 après s'être abstenue sur plusieurs dossiers emblématiques de la gestion municipale et avoir fondé à Strasbourg une antenne de l'association anticorruption Anticor.

L'étude, quant à elle, a débouché sur une décision de principe du Mali pour la construction à Bamako d'un tramway sur pneus de la société Lohr, une entreprise alsacienne qui a déjà vendu sa technologie à Clermont-Ferrand, à Padoue en Italie et à Tianjin en Chine.

"Tant mieux si Strasbourg a pu apporter son concours au développement de Bamako et tant mieux aussi si l'investissement consenti (...) peut devenir une opportunité de développement pour l'Alsace, si une entreprise locale devait réaliser ce marché", écrit Roland Ries dans son communiqué.

Gilbert Reilhac, édité par Patrick Vignal