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Une députée LREM veut rétablir l'exonération des cotisations sur les heures supplémentaires

Brigitte Bourguignon

Brigitte Bourguignon - DOMINIQUE FAGET / AFP

La présidente de la Commission des Affaires sociales de l'Assemblée estime que la suppression de l'exonération de cotisations sociales sur les heures supplémentaires était une erreur.

Brigitte Bourguignon, présidente de la Commission des Affaires sociales de l'Assemblée, plaide sur le rétablissement de l'exonération de cotisations sociales sur les heures supplémentaires, instaurée par Nicolas Sarkozy puis supprimée par François Hollande, dans une interview à paraître lundi dans Le Parisien.

La démarche de la députée, issue des rangs socialistes, vise à "enrichir" le projet social du quinquennat. "Je crois que nous pouvons faire plus, et plus vite, pour ceux qui ont moins", estime-t-elle.

Parmi les mesures qu'elle prône, elle cite la revalorisation de la prime d'activité de "80 euros au 1er janvier 2019, au lieu de l'augmentation progressive prévue en quatre fois entre la fin de l'année 2018 et 2021". "Pour une personne seule au Smic, cela signifierait un complément de salaire de 212 euros par mois", détaille Brigitte Bourguignon.

Erreur

"La suppression de l'exonération de cotisations sociales sur les heures supplémentaires était une erreur", juge-t-elle aussi. "Cette décision avait surtout pénalisé les plus modestes. Je veux réinstaurer cette exonération, comme nous nous y étions engagés au cours de la campagne", demande la présidente de la Commission des Affaires sociales.

Elle "souhaite aussi que l'on fasse plus d'efforts sur la petite enfance: l'inadaptation des modes d'accueil rend la vie très difficile, notamment aux familles monoparentales". "Je vais organiser un colloque sur ce sujet à l'Assemblée le 13 février pour réfléchir à des propositions", annonce-t-elle.

Plus généralement, l'Etat doit, selon elle, "devenir un véritable 'investisseur social' qui considère les individus selon ce qu'ils peuvent devenir et apporter à la collectivité. Je ne suis pas pour un projet social qui enracine les gens dans leur situation, je suis pour un social qui émancipe".

L.N. avec AFP