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Un ministère du Droit de la femme pour le 8 mars ?

La présidente du Medef, Laurence Parisot, réclame la création d'un ministère du Droit de la femme, une des multiples propositions qui fleurissent avant la journée internationale des femmes, le 8 mars. /Photo prise le 3 mars 2011/REUTERS/Charles Platiau

La présidente du Medef, Laurence Parisot, réclame la création d'un ministère du Droit de la femme, une des multiples propositions qui fleurissent avant la journée internationale des femmes, le 8 mars. /Photo prise le 3 mars 2011/REUTERS/Charles Platiau - -

PARIS (Reuters) - La présidente du Medef, Laurence Parisot, a réclamé vendredi la création d'un ministère du Droit de la femme, une des multiples...

PARIS (Reuters) - La présidente du Medef, Laurence Parisot, a réclamé vendredi la création d'un ministère du Droit de la femme, une des multiples propositions qui fleurissent avant la journée internationale des femmes, le 8 mars.

Dans la foulée de Mai 68, Valéry Giscard d'Estaing avait créé en 1974 le premier secrétariat d'Etat à la Condition féminine, qu'il avait confié à la journaliste Françoise Giroud.

Sept ans plus tard, le socialiste François Mitterrand avait transformé le secrétariat d'Etat en ministère "des Droits de la femme", y nommant la féministe Yvette Roudy.

Pour Laurence Parisot, qui fut la première femme à accéder à la direction du patronat français, en 2005, il est "urgent de mettre en place un ministère du Droit de la femme" à nouveau.

A ses yeux, ce n'est pas "pour penser une loi de plus mais pour rappeler inlassablement les grands principes et les grandes idées", plaide-t-elle dans la dernière édition du magazine Elle.

Laurence Parisot, qui a présidé vendredi un débat sur "la place des hommes dans la politique d'égalité dans les entreprises", explique qu'elle est aujourd'hui "féministe comme elle ne l'était pas il y a vingt ans".

La "patronne des patrons" avance l'idée d'un congé paternité obligatoire et souhaite réfléchir à la modernisation du congé maternité qui, selon elle "freine trop souvent l'évolution de la carrière des femmes".

"PACTE POUR L'ÉGALITE"

La manifestation annuelle des organisations féministes partira samedi à Paris de la place du Trocadéro pour passer devant les plusieurs ambassades de pays actuellement traversés par des mouvements de protestation, comme l'Egypte ou l'Iran.

Le Parti socialiste a prévu d'y envoyer une délégation conduite par son porte-parole, Benoît Hamon.

Le mouvement féministe français prépare pour le mois de juillet une "université d'été" où les organisations veulent interpeller les candidats à la prochaine présidentielle.

Dans cette optique, un "pacte pour l'égalité" a été lancé sur le modèle du "pacte écologique" de Nicolas Hulot en 2007, réclamant, entre autres, des sanctions financières drastiques pour les partis politiques ou les entreprises ne respectant par la loi sur la parité de 2007.

Ses initiatrices ont fait réaliser un sondage à l'occasion de la journée du 8 mars : 67% des personnes interrogées souhaitent que l'égalité hommes/femmes soit à l'ordre du jour de la présidentielle de 2012.

La journée de mardi, journée internationale de la femme, est jalonnée d'initiatives dans tous les camps politiques.

Nicolas Sarkozy présidera une réunion sur la réussite professionnelle et sociale des femmes et Martine Aubry, premier secrétaire du PS, organise une rencontre sur ce thème à Lille.

Avant cela, le président de l'Assemblée, Bernard Accoyer a invité à déjeuner les 112 femmes députés - soit 19% de l'effectif total - et la séance des questions d'actualité sera présidée par une femme, sa vice-présidente Catherine Vautrin.

De son coté, Valérie Pécresse, ministre de l'Enseignement supérieur, recevra à déjeuner les femmes du gouvernement - qui ne sont plus que dix depuis le départ de Michèle Alliot-Marie lors du remaniement de dimanche dernier.

Laure Bretton, avec Emile Picy et Elizabeth Pineau, édité par Yves Clarisse