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Tour de France pour tous : « Le but n’est pas de déranger les coureurs »

Samuel Lafont affirme que le militant descendu lors d'un match de Roland Garros avec un fumigène sur le cour "n'a pas vraiment perturbé le match".

Samuel Lafont affirme que le militant descendu lors d'un match de Roland Garros avec un fumigène sur le cour "n'a pas vraiment perturbé le match". - -

Sur RMC, le jeune militant anti mariage pour tous Samuel Lafont explique vouloir utiliser le Tour de France pour se faire entendre. « Le but n’était pas de déranger les coureurs, mais se faire voir par les caméras du monde entier », explique-t-il.

Samuel Lafont a été l’un des initiateurs du « Camping pour tous », l’organisation de campings devant l’Assemblée nationale et le Sénat pour protester contre la loi sur le mariage pour tous. Sa nouvelle idée : le Tour pour tous, qu’il a expliqué et défendu ce vendredi matin sur RMC au micro de Jean-Jacques Bourdin.
Le jeune homme de 25 ans veut enfin continuer le combat contre la loi Taubira, et un millier de personnes a rejoint le mouvement sur Facebook. « C’est une idée collective, je ne suis pas le seul à y avoir pensé, plein de manifestants se sont dit que c‘était une vitrine médiatique incontournable », explique ce militant UMP sur RMC qui affirme que le but n’est pas de perturber l’évènement. « Dès le début, on a écrit noir sur blanc que le but n’est pas de déranger les coureurs, mais se faire voir sur les vidéos et les caméras du monde entier ». Pas question, donc, d’imaginer la moindre action violente, martèle-t-il. « Je rappelle qu’il y a eu des millions des manifestants et peu de débordements. Le but n’est ni d’interrompre la course ni d’embêter les coureurs, c’est très clair. Le but c’est d’avoir des banderoles et des slogans à chaque étape, et on laissera des surprises ».

« Un mouvement militant et festif »

A Roland Garros, déjà, un militant des Hommen (ces jeunes hommes qui militent contre le mariage pour tous) était venu perturber un match en s’approchant de Rafael Nadal, un fumigène à la main, pendant que d’autres déployaient une banderole « Hollande démission ». « J’ai lu qu’il allait attaquer Rafael, j’aimerais bien savoir si les gens qui ont dit ça connaissent la personne. C’était une question de visibilité, il n’a jamais été question de violence. Je ne suis pas sûr qu’on puisse vraiment dire que le match a été perturbé ».
Mais même si Samuel Lafont répète que « le but, c’est que ce soit un mouvement militant et festif, on ne veut pas embêter les gens qui commencent leurs vacances » et qu’il n’y a « aucun intérêt de faire tomber un coureur », le ministère de l’Intérieur a affecté des hommes pour évaluer la menace.

Mathias Chaillot avec Jean-Jacques Bourdin