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Thierry Solère: "des popularités à 65%, c'est difficile à tenir" 

Thierry Solère

Thierry Solère - BFMTV

Invité ce matin sur BFMT et RMC, le député Les Républicains, chef de file des "constructifs", a assuré que le sentiment des Français vis-vis du président était encore "très positif". Et ce malgré les polémiques qui ont suivi l'annonce des réformes de la CSG et des aides aux logements.

Interrogé sur la baisse de popularité de dix points d'Emmanuel Macron, Thierry Solère a assuré que l'élection du président avait créé un "élan", mais qu'il était désormais l'heure de "rentrer dans le dur". Pour le député des Hauts-de-Seine, 54% d'opinion favorable cela reste par ailleurs "beaucoup". 

"Des popularités à 65%, dans une démocratie d'opinion, où tous les jours il y a des sondages, des chaînes d'informations en continu [...] c'est difficile de tenir ça bien longtemps. 64 % d'opinion favorable, c'est un vrai mandat pour faire", a-t-il souligné. 

On entre "dans le fond de la réalité des dossiers du pays"

Selon Thierry Solère, le sentiment des Français reste encore "très positif". "Je ne suis pas sûr qu'il soit en train de payer quelque chose", a-t-il assuré, ajoutant que le gouvernement était en train d'entrer "dans le fond de la réalité des dossiers du pays". 

Concernant les mesures de hausse de CSG, le débat n'est pas "nouveau" pour le député. Néanmoins, il reconnaît qu'après "15 ans dans un pays où l'addiction de la dépense publique [a] fait augmenter les impôts et les charges [...] gouvernement après gouvernement" il y ait un "ras-le-bol fiscal". "Le président et son gouvernement l'entendent et doivent l'entendre", a-t-il insisté. 

Alors que dans le cadre du plan d'économies annoncé par le gouvernement d'Edouard Philippe, les aides personnalisées au logement subiront une baisse de 5 euros par mois et par foyer dès le mois d'octobre, Thierry Solère a rappelé que "les aides au logement coûtent 18,5 milliards d’euros soit trois fois le budget du ministère de la Justice". Il a par ailleurs ajouté que ces aides aux logements "participaient largement" à l'augmentation des loyers. 

La loi sur la moralisation de la vie publique va "dans le bon sens"

Thierry Solère s'est enfin félicité de la loi sur la moralisation de la vie publique qui doit être débattue à l'assemblée ce lundi. Le texte va "dans le bon sens", selon le député des Hauts-de-Seine. Il a notamment insisté sur la proposition de suppression de la réserve parlementaire à laquelle il est favorable. Cette réserve correspond à une somme d'en moyenne "120 mille euros" qui est allouée chaque année à un député et que celui-ci peut reverser, notamment, à des associations.

"L'idée qu'un homme décide seul de l'allocation de l'argent public, sans en référer à personne, je pense que ce n'est plus l'époque", a expliqué Thierry Solère.

Il estime également qu'il faut faire "évoluer" l'IRFM (indemnité représentative de frais de mandat, un revenu touché par chaque député et chaque sénateur en France pour couvrir leurs frais de représentation, ndlr).

"Le problème, c'est que c'est une somme qui est donnée au parlementaire pour faire face à ses frais, mais il n'a rien à justifier et il n'y a pas d'impôts dessus", a confié le député. Thierry Solère s'est également dit "très favorable" à la suppression de la "réserve ministérielle". "Il faut rationaliser toutes ses pratiques", a-t-il souligné. 

M.P