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Thème 1: L'arche de Zoé

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L'Arche de Zoé défraille toujours la chronique et concerne d'autant plus le Ministre de la Défense que ses troupes sont mises en cause dans les dispositfs français de l'armée au Tchad.

J-J B : Vous êtes venu à vélo ? H M : Non je suis venu en voiture. Mais je ne devrais pas faire de la pub à la municipalité de Paris mais j’ai eu l’occasion d’aller un dimanche avec mes enfants matin faire un tour en Vélib et c’est assez sympathique.

J-J B : Parlons plus sérieusement avec l’histoire de l’Arche de Zoé : Est-ce que le quai d’Orsay a informé le Ministre et le Ministère de la Défense, des projets de cette association ? H M : Ce qu’on arrive pas à faire entendre, qui est une chose simple, c’est qu’il y a eu Arche de Zoé à Paris, et il y a eu Children Rescue au Tchad et que Arche de Zoé, en juillet, devient Children Rescue en septembre. Children Rescue arrive en août au Tchad et indique qu’ils vont mener des opérations humanitaires au profit d’enfants réfugiés soudanais dans l’est du Tchad. Opération humanitaire qui est un orphelinat, des soins… Ils obtiennent une autorisation du Ministère de l’intérieur Tchadien pour monter leur opération comme 80 ONG qui sont aujourd’hui sur place dans l’est du Tchad. Cette association obtient l’accord du Ministère de l’intérieur Tchadien, pour mener des opérations comme on en mène près de 80, demande le recours des forces armées pour le transport des bénévoles et pour du fret. Nous avons transporté du fret purement humanitaire. Ce fret humanitaire a été transporté comme nous en transportons chaque semaine au profit d’ONG, puisque nous avons transporté plus de 200 tonnes de fret depuis le début de l’année.

J-J B : Donc aucune méfiance vis-à-vis de cette association Children Rescue ? H M : L’armée française a vérifié qu’elle avait bien l’agrément d’un État souverain et indépendant qu’est le Tchad, et que les demandes et les opérations menées par Children Rescue faisaient l’objet des procédures habituelles que nous mettons en œuvre. Pendant un mois, Children Rescue est abrité sous les tentes du HCR, Haut Commissariat aux Réfugiés, une organisation internationale dépendant de l’ONU, participe au briefing chaque semaine de l’ensemble des ONG présentes sur le terrain, et fait les choses comme elle l’annonce, comme les papiers le montrent c’est-à-dire mener des opérations au profit d’enfants, et c’est tout d’un coup un avion qui débarque sur l’aéroport.

J-J B : C’est vous qui assurez la surveillance de l’aéroport d’Abéché ? H M : Non, pas du tout, ce sont des histoires, nous ne sommes jamais dans la tour de contrôle à une seule exception, c’est quand nous avons des vols militaires au sens des vols menés par les mirages qui sont placés à N’Djamena. Mais sinon, c’est un État souverain qui a un contrôle aérien souverain, nous ne visionnons jamais les plans de vols.

J-J B : Est-ce que vous avez été suffisamment informé quand même par le Ministère des Affaires Étrangères ? H M : Le Ministère des Affaires Étrangères pouvait faire ce qu’il voulait, il aurait pu annoncer ce qu’il voulait, il y a 80 ONG qui interviennent dans l’est du Tchad. Il aurait fallu qu’on aille voir l’organigramme de Children Rescue et d’Arche de Zoé et qu’on se dise attention c’est le même homme qui dirige. Vous imaginez que dans le flot et la multitude d’informations l’armée française ou même le quai d’Orsay auraient pu en savoir plus.

La rédaction-Bourdin & Co