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Temps de parole, parrainages: les petits partis critiquent les nouvelles règles de la présidentielle

L'élection présidentielle va changer de visage. Parrainages, temps de parole: les petits candidats dénoncent un déséquilibre et une réforme votée "en catimini".

Les règles de l'élection présidentielle vont changer. Depuis 1976, il fallait, pour pouvoir se présenter au premier tour d'une élection présidentielle, soumettre 500 parrainages de maires, de députés ou de sénateurs. Et jusqu'à aujourd'hui, ces parrainages n'étaient pas rendus publics, permettant aux élus de choisir sans pression le candidat qu'ils voulaient parrainer. La règle de l'égalité du temps de parole va changer elle aussi, laissant aux petits partis un moindre temps d'expression. 

Transparence 

Selon la réforme constitutionnelle à venir, la liste des parrainages sera publiée en temps réel, et actualisée chaque semaine pour permettre plus de transparence. Une mesure qui inquiète notamment Nicolas Dupont-Aignan, qui garde tout de même espoir

"Heureusement les maires en France ils sont libres. Et moi je ne doute pas un instant qu'on aura les parrainages. Ca sera plus dur, mais on les aura" a déclaré l'élu à BFMTV. 

De son côté, Cécile Duflot, candidate à la primaire des écologistes regrette une loi votée "en catimini", visant à "durcir les règles" pour les petits candidats pour leur rendre "plus difficile" l'accès au premier tour. 

Temps de parole réduit

La réforme majeure de cette modification de l'élection présidentielle concerne le temps de parole des candidats. Autrefois, chaque candidat au premier tour de l'élection disposait du même temps de parole, dans un système fondé sur la stricte égalité.

Avec la réforme, l'équité prendra la place de l'égalité. En clair, un candidat disposera d'un temps de parole calculé en fonction de plusieurs critères dont ses résultats aux dernières élections, ou sa position dans les sondages. Ce qui fait craindre à certains, comme Alexis Corbière (PG), un système déséquilibré: 

"Il y a une volonté de nous imposer un tripartisme. Il n'y aurait que trois grands blocs: l'extrême-droite, la droite et le Parti socialiste. Et malheur à ceux qui voudraient échapper à ça" dénonce le proche de Jean-Luc Mélenchon.
P.A.