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Statistiques ethniques: "pas un débat que le président souhaite ouvrir à ce stade", assure l'Elysée

Emmanuel Macron - Image d'illustration

Emmanuel Macron - Image d'illustration - Ludovic MARIN / POOL - AFP

Plusieurs ministres se sont également opposés à ce projet, dont le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire.

Alors que la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye avait, ce week-end, rouvert le débat autour des statistiques ethniques, y compris au sein de la majorité, le palais présidentiel a assuré ce lundi que "ce n'est visiblement pas un débat que le président souhaite ouvrir à ce stade."

Opposition formelle 

Dans une tribune publiée dans Le Monde, Sibeth Ndiaye y voit un moyen de lutter contre une "forme de racisme impensé" et de "réconcilier deux rives de notre société."

Ce lundi, le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a une nouvelle fois souligné son opposition à cette proposition. 

"Quand vous avez une société qui n'a pas l'image d'une société discriminante, très probablement qu'il y a une forme de racisme impensé qui continue à perdurer parce que les gens ne se sentent pas racistes ou n'ont pas le sentiment que leur attitude discrimine les autres", a appuyé Sibeth Ndiaye ce lundi sur France Inter.

"Partager un constat commun"

Des statistiques ethniques "permettraient au fond de réconcilier parfois deux rives de notre société qui s'écharpent éternellement, ceux qui vous disent: 'les Noirs et les Arabes, les personnes de couleur n'ont accès à rien' et ceux qui vous disent: 'Le problème ne se pose pas'", avait-elle développé.

"J'aimerais bien qu'on puisse partager un constat commun et que sur la base de ce constat-là, on puisse décider des actions qu'on veut mener ensemble", a-t-elle ajouté en insistant sur le besoin d'"objectiver les choses."

La France, à l'inverse des pays anglo-saxons, a interdit les politiques ciblées, les quotas ou les statistiques ethniques pour traiter tous les citoyens à égalité.

Agathe Lambret avec Hugo Septier et AFP