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Spanghero : « La direction a mené ses salariés dans le gouffre », dit Hamon sur RMC

Benoît Hamon, le ministre de l'Economie sociale et solidaire et de la consommation, réfléchit à la "portabilité bancaire", comme pour le téléphone.

Benoît Hamon, le ministre de l'Economie sociale et solidaire et de la consommation, réfléchit à la "portabilité bancaire", comme pour le téléphone. - -

Invité ce mercredi sur RMC et BFMTV, Benoît Hamon est revenu sur les difficultés de Spanghero, qui supprime 240 postes. Le ministre de la Consommation et de l’Economie sociale et solidaire aborde aussi la future loi sur la consommation qui pourrait permettre la « portabilité » bancaire ou encore d’arrêter une assurance plus facilement.

Sur RMC et BFMTV ce mercredi matin, Benoît Hamon est critiqué dans sa gestion du dossier Spanghero, qui supprime 240 emplois. Le ministre évoque une faute volontaire de la direction sur l'affaire de la viande de cheval. Benoît Hamon a aussi annoncé des discussions sur la portabilité bancaire, pour changer de banque sans changer de numéro de compte,et a détaillé sa loi sur la consommation.

Sur l’affaire Tapie

8h55 - Benoît Hamon : « Je ne sais pas s’il y aura un recours en annulation. Je laisse Pierre Moscovici le dire ».

Sur la rémunération des patrons des entreprises privées

8h53 - Benoît Hamon : « Le gouvernement n’a pas renoncé à légiférer. Si le "say on pay" n’est pas mis en œuvre, nous y réfléchirons. Dans la loi de finance, nous allons faire en sorte de contraindre et réguler la rémunération au-dessus d’un million d’euros. Moi, ce qui me préoccupe, c’est le pouvoir d’achat des Français. L’essentiel de la baisse du pouvoir d’achat, ce sont des augmentations d’impôts de la droite avant mai 2012. Le projet de loi de consommation s’attaque aux dépenses contraintes : on va par exemple jouer sur les assurances affinitaires, pour pouvoir les arrêter quand on veut ».

Sur les maisons de retraite

8h51 - Benoît Hamon : « Il y aura un baromètre public de la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) qui comparera les établissements en fonction des services proposés par les maisons de retraite ».

Le projet de loi sur l’économie sociale et solidaire

8h50 - Benoît Hamon : « Dans les dix dernières années, l’emploi y a augmenté de 23%. Le secteur a assez bien résisté à la crise. Par exemple, les maisons de retraite sont souvent gérées par des établissements privés non lucratifs, des associations, des mutuelles. Ces sociétés ne redistribuent pas leurs bénéfices par dividendes aux actionnaires, mais elles s’obligent à réinjecter les bénéfices. Nous voulons les développer. Nous pouvons créer des dizaines de milliers d’emplois ».

La portabilité bancaire ?

8h46 - Benoît Hamon : « Quand on a beaucoup de virements, c’est compliqué de changer de banque. Nous allons avoir une discussion avec les parlementaires pour changer de banque sans changer de compte. Des amendements vont être déposés. Mais c’est très compliqué. Ça s’est fait pour le téléphone, ça pourrait se faire sur les banques, mais il faut voir si c’est possible. Dans la loi consommation, il y a aussi la possibilité de résilier au bout d’un an votre contrat d’assurance, la responsabilité du prêteur sur les crédits à la consommation. Ça me met de gros assureurs et de grosses banques à dos ».

Qui pour reprendre Spanghero ?

8h45 - Benoît Hamon : « Il y a deux projets. Je pense que les salariés peuvent maintenir l’activité. Il faut changer la marque et la direction. Cette entreprise a un propriétaire, je les mettrai devant leurs responsabilités. L’Etat ne mettra pas d’argent ».

8h43 - Benoît Hamon : « Ma responsabilité est de m’assurer que vous ne soyez pas trompés sur ce qu’il y a dans votre assiette. Dans la loi que je prépare et qui sera à l’Assemblée le 24 juin, nous montons les peines. La peine sera portée jusqu’à 10% du chiffre d’affaires, l’amende sera proportionnelle aux profits réalisés frauduleusement ».

8h42 - Benoît Hamon : « Nous avons réussi à faire en sorte que ces pratiques s’éteignent. La filière viande et poisson sera sous surveillance toute l’année 2013 et 2014 ».

8h41 - Benoît Hamon : « Il y a des faits qui montrent qu’il y a eu changement d’étiquette, les juges enquêtent, l’information ira jusqu’au bout ».

8h38 - Benoît Hamon : « Nous avons été obligés de suspendre l’agrément sanitaires. Si nous n’appliquons pas la loi, qui le fera ? S’il n’y avait pas de la viande qui arrive avec un code marqué "cheval" et ressort marqué "bœuf", il n’y aurait pas cette situation ».

Sur les 240 suppressions de postes chez Spanghero. Certains accusent Benoît Hamon d’avoir une responsabilité :

8h36 - Benoît Hamon : « Quand les policiers découvrent des faits de délinquance, on ne les accuse pas d’être responsables. La réalité c’est qu’il y a une série de négligences qui ont été fatales, mais je n’y crois guère, ou une tromperie. La responsabilité, c’est d’abord celle de la direction qui a mené ses salariés dans le gouffre, depuis le début. Si on ne revient pas à de la qualité, il y aura bien plus d’emplois détruits. On essaye de trouver une solution durable pour ces salariés qui n’y sont pour rien ».

Retrouvez aussi l'émission Bourdin & Co de ce mercredi matin.

Mathias Chaillot avec Jean-Jacques Bourdin