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Sortie du glyphosate: une loi dans 3 ans si pas d'avancée d'ici là, assure Travert

Le ministre de l'Agriculture Stéphane Travert à l'Assemblée nationale à Paris le 30 mai 2018

Le ministre de l'Agriculture Stéphane Travert à l'Assemblée nationale à Paris le 30 mai 2018 - Francois GUILLOT, AFP/Archives

Le ministre de l'Agriculture Stéphane Travert a assuré ce mercredi qu'une proposition de loi pour interdire le glyphosate serait examinée d'ici à 2021 si aucune solution n'est trouvée.

Une loi pour interdire l'herbicide controversé glyphosate sera examinée par le Parlement en cas d'absence d'avancée sur le sujet d'ici à 2021, a affirmé ce mercredi le ministre de l'Agriculture, Stéphane Travert.

"Il y aura une proposition de loi"

L'Assemblée nationale a rejeté fin mai des amendements qui visaient à graver dans la loi agriculture et alimentation cette sortie du glyphosate en 2021, le gouvernement voulant trouver d'abord une solution de remplacement pour les agriculteurs.

"Si au terme des trois ans, nous voyons qu'il n'y a pas de solutions et que nos partenaires ne sont pas rentrés dans ce processus que nous souhaitons mettre en place avec eux, il y aura une proposition de loi", a affirmé Stéphane Travert sur le plateau de Public Sénat.

Après ce rejet par l'Assemblée, le Premier ministre avait confirmé que l'engagement d'Emmanuel Macron sur une sortie de la France de l'utilisation du glyphosate d'ici à 2021 serait tenu, même s'il n'est pas inscrit dans la loi.

Des alternatives, "au plus tard dans trois ans"

De son côté, le patron de La République en Marche et secrétaire d'État aux Relations avec le Parlement Christophe Castaner avait indiqué qu'il soutiendrait une proposition de loi pour interdire le glyphosate d'ici 2021 à défaut "d'avancées" d'ici 18 ou 24 mois du plan d'action annoncé par le gouvernement.

"Si je reprends ce qui avait été inscrit dans le Grenelle (de l'environnement, NDLR), sous le mandat de Nicolas Sarkozy, et que je regarde aujourd'hui le point d'arrivée (...), il y a des manques et pourtant cela avait été inscrit dans la loi", a encore estimé Stéphane Travert.

"Ce n'est pas parce qu'on se serait fait plaisir en inscrivant dans la loi l'interdiction du glyphosate qu'aussitôt le glyphosate aurait disparu", a-t-il soutenu.

Après la décision de l'Union européenne en novembre de renouveler la licence de l'herbicide pour cinq ans, Emmanuel Macron avait promis que la substance, principe actif du Roundup de Monsanto et cancérogène probable, serait interdite en France "dès que des alternatives auront été trouvées, et au plus tard dans trois ans".

M. F. avec AFP