BFMTV

Regain de popularité pour François Hollande

Le chef de l'Etat François Hollande, dimanche 29 novembre 2015 à Bruxelles.

Le chef de l'Etat François Hollande, dimanche 29 novembre 2015 à Bruxelles. - Thierry Charlier - AFP

Deux sondages révèlent un bond en avant de la popularité du chef de l'Etat. Il atteint même la barre des 50% d'opinions favorables, ce qui ne s'était pas produit depuis l'été 2012.

La popularité de François Hollande n'a jamais été aussi haute depuis depuis l'été 2012 et son début de quinquennat. Le chef de l'Etat atteint même 50% d'opinions favorables, sans que ce regain de confiance lié aux attentats profite à la gauche à cinq jours du 1er tour des régionales

François Hollande fait mieux que son prédécesseur Nicolas Sarkozy, qui n'avait jamais réussi à retrouver 50% de confiance après sa chute dans l'opinion en février 2008.

Entre 20 et 22 points supplémentaires

Selon le tableau de bord Ifop-Fiducial pour Paris Match/Sud Radio, une hausse spectaculaire de 22 points permet à François Hollande de retrouver la confiance d'une majorité de Français. Une autre enquête (TNS-Sofres-Onepoint pour Le Figaro Magazine) crédite le chef de l'Etat d'une hausse de 20 points. 

"C'est le quinquennat de l'inédit. Pour la deuxième fois de l'année, on observe une hausse vertigineuse de la popularité du président", note Frédéric Dabi, directeur-général adjoint de l'Ifop.

Une hausse similaire après les attentats de janvier

Après les attentats de janvier contre Charlie Hebdo et l'Hyper Cacher, la cote du chef de l'Etat avait fait un bond analogue de 21 points dans le tableau de bord de l'Ifop. Il était alors plébiscité pour sa gestion de l'événement et son discours compassionnel. "Là, ça n'a rien à voir, c'est le fait qu'il ait réagi immédiatement, qu'il ait pris des mesures concrètes, notamment l'état d'urgence", relève Frédéric Dabi.

Ces sondages montrent que "les Français adhèrent à l'action du président depuis le 13 novembre", mais il faut "rester prudent sur l'impact de tout ceci sur le corps électoral" aux régionales, souligne un proche du président.

la rédaction avec AFP