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Serge Dassault refoulé par LREM pour les sénatoriales

Emmanuel Macron et Serge Dassault

Emmanuel Macron et Serge Dassault - MICHEL EULER / POOL / AFP

La République en marche a répondu à l'industriel qu'il ne remplissait pas les critères pour être investi.

Pour les élections sénatoriales, qui auront lieu le 24 septembre, l’industriel et sénateur Les Républicains Serge Dassault, 92 ans, élu au Palais du Luxembourg depuis 2004, a contacté Jean-Paul Delevoye, président de la commission d’investiture de La République en marche (LREM), en espérant candidater sous l’étiquette macroniste. "J’ai refusé", indique à Mediapart Jean-Paul Delevoye, invoquant que Serge Dassault "ne correspond pas aux critères" de LREM. 

Entre autres critères figure l’obligation de posséder un casier judiciaire vierge et de ne pas avoir eu de condamnation à une peine d’inéligibilité. Bien qu'il ait fait appel de cette décision, Serge Dassault a été condamné en février dernier à cinq ans d’inéligibilité et à 2 millions d’euros d’amende pour "blanchiment de fraude fiscale" et "omission de déclaration de patrimoine par un parlementaire". L’ancien maire de Corbeil-Essonnes était nanti de trois comptes cachés au Liechtenstein, en Suisse et au Luxembourg, lesquels ont abrité plusieurs dizaines de millions d’euros.

Des affaires qui ne semblent pas embarrasser Serge Dassault, qui lançait ce conseil à François Fillion pendant la campagne présidentielle:

"Sois candidat, même si tu es mis en examen : regarde, moi je m’en fous !"

L'industriel, également propriétaire du Figaro, aurait pu se présenter aux sénatoriales sous l’étiquette des Républicains, mais a trop tardé à se manifester. "On ne savait toujours pas si Serge Dassault souhaitait se représenter ou non. C’était la dernière circonscription sans personne. Nous avons donc choisi Jean-Raymond Hugonet (maire sans étiquette de Limours-en-Hurepoix, NDLR.)", indique à Mediapart Jean-François Lamour, président de la commission d’investiture rue de Vaugirard.

L.N.