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Sarkozy "vigilant" sur les droits de l'homme en Libye et Tunisie

Nicolas Sarkozy a déclaré en conseil des ministres que la France serait vigilante sur le respect des droits de l'homme et des principes démocratiques en Libye et en Tunisie, pays qui viennent de se libérer de dictatures. /Photo prise le 25 octobre 2011/RE

Nicolas Sarkozy a déclaré en conseil des ministres que la France serait vigilante sur le respect des droits de l'homme et des principes démocratiques en Libye et en Tunisie, pays qui viennent de se libérer de dictatures. /Photo prise le 25 octobre 2011/RE - -

PARIS (Reuters) - La France sera vigilante sur le respect des droits de l'homme et des principes démocratiques en Libye et en Tunisie, pays qui...

PARIS (Reuters) - La France sera vigilante sur le respect des droits de l'homme et des principes démocratiques en Libye et en Tunisie, pays qui viennent de se libérer de dictatures, a déclaré mercredi Nicolas Sarkozy en conseil des ministres.

En Libye, où la mort de Mouammar Kadhafi a mis un point final à une dictature de 42 ans après huit mois d'insurrection soutenue par la France, les nouveaux dirigeants ont annoncé leur intention d'appliquer la loi islamique, la charia.

En Tunisie, le mouvement islamique Ennahda revendique plus de 40% des sièges à l'Assemblée constituante élue dimanche lors du premier scrutin démocratique issu du "printemps arabe".

Selon la porte-parole du gouvernement français, Nicolas Sarkozy a déclaré que c'était aux peuples libyen et tunisien de choisir leur destin lors d'élections libres.

Le président a estimé que l'enjeu des printemps arabes était de sortir de la "fausse alternative" entre dictature et intégrisme musulman et qu'il fallait, pour cela "ancrer tous les partis dans le jeu de la démocratie", a rapporté Valérie Pécresse.

Nicolas Sarkozy "a rappelé que la France serait vigilante sur le respect des droits de l'homme et des principes démocratiques, notamment la diversité culturelle et religieuse et l'égalité des hommes et des femmes auxquelles la France est indéfectiblement attachée", a précisé la porte-parole.

Selon elle, le président français a estimé que la meilleure manière d'écarter le danger de l'extrémisme ou de la dictature était de "faire de ces printemps démocratiques une opportunité de développement économique et de progrès social".

Nicolas Sarkozy a ajouté que la France et l'Europe avaient, de ce point de vue, un rôle crucial à jouer et qu'elles prendraient "toutes leurs responsabilités".

Emmanuel Jarry, édité par Jean-Baptiste Vey