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Sarkozy veut prendre le temps de réfléchir sur l'après-retraites

Nicolas Sarkozy a déclaré vendredi qu'il annoncerait "le moment venu" des initiatives pour répondre aux inquiétudes des Français et qu'il entendait auparavant "prendre le temps" d'y réfléchir. /Photo prise le 29 octobre 2010/REUTERS/François Lenoir

Nicolas Sarkozy a déclaré vendredi qu'il annoncerait "le moment venu" des initiatives pour répondre aux inquiétudes des Français et qu'il entendait auparavant "prendre le temps" d'y réfléchir. /Photo prise le 29 octobre 2010/REUTERS/François Lenoir - -

Nicolas Sarkozy a déclaré vendredi qu'il annoncerait "le moment venu" des initiatives pour répondre aux inquiétudes des Français et qu'il entendait auparavant "prendre le temps" d'y réfléchir.

Le chef de l'Etat, qui s'exprimait à l'issue d'un conseil européen, a confirmé en outre son intention de promulguer la loi de réforme des retraites dès que le Conseil constitutionnel se sera prononcé sur le recours annoncé par l'opposition socialiste.

"Dans cette affaire, il n'y a qu'un seul vainqueur, la sécurité sociale", a-t-il dit, ajoutant que les Français, une fois la loi promulguée, "sauront que leurs retraites seront financées (...) et tous ceux qui partiront à la retraite dans les années qui viennent sauront que le système français de sécurité sociale, fondé sur la solidarité entre les générations, fonctionne."

"Pour le reste, des inquiétudes, souvent légitimes, ont été exprimées", a-t-il reconnu à propos du soutien au mouvement d'opposition à la réforme des retraites.

"Je les ai entendues, j'y réfléchis et je prendrai le moment venu des initiatives pour y répondre."

"Mon devoir de chef de l'Etat est d'entendre ce qui a été dit par les uns et les autres, il y a beaucoup de leçons à tirer de tout ceci", a-t-il encore dit sans jamais prononcer le mot remaniement, alors qu'un changement de gouvernement annoncé à l'origine pour après la réforme des retraites est toujours attendu.

Invoquant son calendrier international chargé, marqué notamment par une visite d'Etat en France du président chinois et le sommet du G20 de Séoul lors de la première quinzaine de novembre, Nicolas Sarkozy a indiqué qu'il n'entendait pas "confondre vitesse et précipitation" et prendrait "le temps de réfléchir sereinement, calmement, profondément".

Yann Le Guernigou et Julien Toyer, édité par Patrick Vignal