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Rythmes scolaires: Vallaud-Belkacem met en garde les maires récalcitrants

Lors de sa conférence de presse de rentrée, Najat Vallaud-Belkacem a rappelé sa "fermeté" face à la vingtaine de maires qui veulent boycotter la réforme des rythmes scolaires.

Lors de sa conférence de presse de rentrée, Najat Vallaud-Belkacem a rappelé sa "fermeté" face à la vingtaine de maires qui veulent boycotter la réforme des rythmes scolaires. - Bertrand Guay - AFP

La ministre de l'Education nationale Najat Vallaud-Belkacem a annoncé, lundi, qu'une "vingtaine" de communes en France avaient décidé de s'opposer à la réforme des rythmes scolaires. Face à leur refus, elle promet la "fermeté".

"Tout va bien se passer". Alors qu'elle faisait sa rentrée ce lundi, assaillie par les journalistes curieux d'assister à sa première prestation de ministre de l'Education, Najat Vallaud-Belkacem a tenu à rassurer: "toutes les conditions sont réunies" pour que la rentrée se passe bien. Et comme prévu, la réforme des rythmes scolaires va bien être généralisée dans toute la France.

Toute la France... ou presque. Car certains maires se refusent toujours à appliquer la réforme dans leur commune. "Ils sont une vingtaine", affirme Florence Robine, directrice générale de l'Enseignement scolaire. "C'est vraiment marginal", tente de relativiser Najat Vallaud-Belkacem.

Les maires concernés reçus par la ministre

Ils sont peu, selon elle, mais la ministre a bien l'intention de ne pas s'en laisser conter. Et promet la fermeté: "quand on se met en infraction à la loi, il y a des sanctions qui tombent", met-elle en garde. Et de prévenir qu'en cas de refus des maires d'ouvrir les écoles, les préfets seront chargés de le faire à leur place.

"Je ne nie pas les difficultés", ajoute Najat Vallaud-Belkacem, "qui affirme être "dans le dialogue" et se dit prête à recevoir les maires récalcitrants. Mais ces derniers sont prévenus: "ne pas ouvrir les écoles, c'est commettre une infraction."

Si l'organisation du temps scolaire est décidée par l'Etat, le périscolaire est lui géré par les communes. Là aussi, certains maires affirment rencontrer des problèmes d'organisation et de coûts. Une fois de plus, la nouvelle ministre de l'Education prévient: "nous espérons que les maires prendront leurs responsabilités pour donner chair à la réforme". Le bras de fer n'est pas terminé.

https://twitter.com/ariane_k Ariane Kujawski Journaliste BFMTV