BFMTV

Rythmes scolaires: Vallaud-Belkacem ne tolèrera "aucune exception"

Najat Vallaud-Belkacem, la ministre de l’Éducation nationale, était l’invitée dimanche soir du journal de TF1.

Najat Vallaud-Belkacem, la ministre de l’Éducation nationale, était l’invitée dimanche soir du journal de TF1. - Fred Dufour - AFP

Toutes les écoles publiques devront appliquer la réforme des rythmes scolaires et "aucune exception" ne sera tolérée, a réaffirmé dimanche la nouvelle ministre de l'Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem.

"La loi s'appliquera partout et il n'y aura pas d'exception. Il relèvera des élus locaux que les choses se passent bien", a déclaré dimanche soir sur TF1 la ministre de l'Education nationale Najat Vallaud-Belkacem, au sujet de la réforme des rythmes scolaires.

"Je ne nie pas qu'il puisse y avoir des difficultés (...). Toute réforme entraîne des frottements ici ou là parce qu'il faut s'adapter au changement", a admis la nouvelle ministre, tout en rappelant la nécessité de cette réforme. 

"Nous ne tolèrerons aucune exception"

"Je serai à l'écoute pour que les choses se passent au mieux. Mais je le dis, il y a une obligation scolaire, il faut que les communes respectent la loi et nous ne tolèrerons aucune exception. La loi s'appliquera. Si ce ne sont pas les maires qui l'appliquent, alors ce seront les préfets", a-t-elle insisté.

Un avertissement que la ministre a également lancé dans une interview publiée ce lundi dans le journal Le Monde. "Je serai donc ferme sur les principes: si des maires ne font pas respecter la loi, les préfets le feront à leur place. Le droit à la scolarisation des enfants dans notre république ne souffrira pas d'exception", a-t-elle assuré.

"Il faut un temps d'adaptation"

Interrogée sur le manque de postes de professeurs, Najat Vallaud-Belkacem a estimé que "le fait que certains postes ne soient pas pourvus ne signifie pas qu'il n'y aura pas d'enseignant" devant chaque classe.

"Pourquoi ne sont-ils pas pourvus à la vitesse qu'on aurait pu le souhaiter? Parce qu'il faut un temps d'adaptation. Les étudiants qui sont aujourd'hui en études, entre le moment où on leur dit qu'on ouvre les concours, que l'Etat recrute et le moment où ils font le choix d'aller dans cette direction, ça prend du temps". "On a déjà vu qu'entre le concours lancé en 2013 et en 2014, nous avons eu davantage de candidatures et de meilleure qualité", a-t-elle souligné.

M.G. avec AFP