BFMTV
Politique

Royal is back

Les Coulisses de la Politique, de Jean-François Achilli, du lundi au vendredi à 7h20 sur RMC

Les Coulisses de la Politique, de Jean-François Achilli, du lundi au vendredi à 7h20 sur RMC - -

Il n’y aura pas de fin du monde, et encore moins celle du gouvernement Ayrault, le remaniement n’est pas pour tout de suite. Mais il y a une personnalité qui prépare son grand retour au tout premier plan : Ségolène Royal.

Exit l’Algérie pour François Hollande et retour à la réalité hexagonale, avec cette prévision particulièrement sombre de l’INSEE, une croissance en berne et un chômage à 10,5% au deuxième trimestre 2013. « Si je devais reprendre mes études, je choisirais l'économie, afin de comprendre enfin la crise qu'affronte la France », a confié avec une pointe d’humour le chef de l’Etat à des étudiants algériens de Tlemcen. Sa promesse d’embellie l’an prochain semble s’éloigner, mais il ne remaniera pas pour autant.

François Hollande parie sur la durée, espérant que les réformes engagées finiront bien par payer…

L’électrochoc du remaniement, ce sera pour plus tard, quand il s’agira d’écrire la deuxième page du quinquennat. Jean-Marc Ayrault a encore de beaux jours devant lui, et si des changements s’opèrent dans les semaines ou les mois qui viennent, précise un conseiller, ce sera « à la marge ». Du coup, Ségolène Royal prépare bel et bien son retour, elle qui avait quasiment disparu de la vie publique, depuis sa défaite aux législatives à la Rochelle, à la suite du tweet de Valérie Trierweiler, la compagne du président. « Je me remets les pieds dans la glaise », aime à répéter la présidente de Poitou-Charentes. L’ex-candidate à l’élection présidentielle fait dans la Force Tranquille, en se recentrant sur sa région.

Elle voit beaucoup de monde...

Ségolène Royal est en contact permanent avec François Hollande, son ancien compagnon, le père de ses enfants. Mais aussi avec Pierre Moscovici, le ministre de l'économie, ou encore avec Stéphane Le Foll, celui de l'agriculture. On l’a vu la semaine dernière, au côté de Marisol Touraine, dans la Vienne, sur le thème des déserts médicaux, elle a encore déjeuné mardi avec le ministre de la défense Jean-Yves le Drian, fidèle du président. Et elle a réactivé ses réseaux Désirs d’Avenir, et retrouvé tous ses amis, qu’elle réunit très régulièrement dans un restaurant près de ses bureaux, rue du Départ. « Chacun paye sa part », précise l'une des convives. Autour de la table, il y a quatre ministres restés fidèles, Dominique Bertinotti, Delphine Batho, Najat Vallaud Belkacem, Guillaume Garrot, mais aussi une dizaine de députés, des conseillers nationaux du PS... il y a effectivement beaucoup de monde autour d’elle.

Et si elle rejoint le gouvernement, ce sera à la justice ?

Un ministère régalien, que François Hollande lui a déjà proposé en mai dernier, mais elle briguait le perchoir à l’Assemblée nationale. La suite est connue. Ségolène Royal, depuis, aurait refusé l’Institut du monde arabe, le Conseil économique et social, voire la Banque Publique d’investissement. L’un de ses soutiens conclut : « la page de l’humiliation est tournée, elle ne lâchera rien sur ses convictions, le gouvernement a plus que jamais besoin d'elle ». A bon entendeur…

Ecoutez ici les Coulisses de la Politique de Jean-François Achilli de ce vendredi 21 décembre.

Jean-François Achilli