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Richard Ferrand donné en tête dans la 6e circonscription du Finistère selon des résultats partiels

Richard Ferrand dans le Finistère.

Richard Ferrand dans le Finistère. - FRED TANNEAU / AFP

Richard Ferrand, ministre de la Cohésion des territoires, joue gros dans ces élections législatives: son poste au gouvernement. Sa campagne a été fragilisée par les révélations du Canard enchaîné sur une opération immobilière polémique. Il est cependant largement en tête au soir du premier tour.

Pour lui, les élections législatives doivent être "le juge de paix". C'est ce qu'a déclaré le Premier ministre Edouard Philippe, interrogé sur le maintien ou non de Richard Ferrand au gouvernement après les révélations du Canard enchaîné. L'hebdomadaire a soulevé l'éventualité d'une opération immobilière polémique en faveur de sa compagne à l'époque où il était directeur général des Mutuelles de Bretagne. Plus largement, il a dû faire face à des accusations de mélange des genres. 

Le ministre de la Cohésion des territoires s'aligne dans la sixième circonscription du Finistère où il avait été élu pour la première fois il y a cinq ans. Selon les résultats définitifs, il a totalisé 33,93% des suffrages exprimés sur son nom, devant les 18,10% réunis par la candidate "Les Républicains", Gaëlle Nicolas. Christian Troadec, candidat de "Oui, la Bretagne", a capté 13,88% des voix. Ce dernier ne sera pas présent au second tour. 

"Les gens ont eu une autre impression"

Peu avant 21h, Richard Ferrand a pris la parole devant les caméras et les micros. S'il s'est félicité des résultats de "La République en marche", il a observé: "C’est le premier tour, il faut continuer l’effort de rassemblement des forces progressistes du pays. Il faut une majorité pour réussir ce que nous voulons entreprendre pour le pays. Il faut rester humbles car c’est dimanche qu’auront lieu les élections des candidates et candidats de "La République en marche". Il a ensuite conclu sur son cas personnel:

"Les Finistériens m’ont renouvelé leur confiance. Ils ont jugé, ils me connaissent. J’ai lu dans un grand quotidien vespéral que je n’étais là que pour les élections. Visiblement, les gens ont eu une autre impression."

Ce "quotidien vespéral" est une référence transparente au journal Le Monde qui a publié récemment cet article consacré au ministre de la Cohésion des territoires. 

R.V.