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Retrait de Marion Maréchal: Jean-Marie Le Pen fustige une "désertion"

Jean-Marie Le Pen adjure sa petite fille de "faire marche arrière".

Lui n'a jamais renoncé: dans les colonnes du Figaro, le grand-père de Marion Maréchal-Le Pen a vivement regretté la décision de sa petite-fille de se retirer de la vie politique. Jean-Marie Le Pen considère ainsi que "c'est une désertion".

"Si, à ses yeux, mon opinion a encore quelque valeur, je lui dis: 'Non, on ne quitte pas la ligne de front'", ajoute-t-il.

Alors que Marine Le Pen s'est au contraire montrée compréhensive, le fondateur du Front national, en politique depuis 1956, se dit "totalement hostile" à cette décision. "Évidemment, on ne m'a pas demandé mon avis", bougonne le "menhir", qui confesse sa surprise quant au choix de "Marion".

Des "conséquences terribles" avant les législatives

Le tribun d'extrême droite craint les effets de ce renoncement dans les rangs frontistes: "Cela va créer une grande déception. Bien au-delà de la Paca, Marion représentait un espoir d'avenir pour pas mal de militants et d'électeurs du Front national."

Cette défection survient par ailleurs dans un moment critique, en plein lancement de la campagne législative, si bien que Jean-Marie Le Pen "pense que Marion aurait dû prendre cette décision avant ou attendre un peu". Le "diable de la République" ne cache pas son inquiétude:

"Qu'en pleine bataille législative, l'une des vedettes les plus aimées et admirées du mouvement défaille, cela peut avoir des conséquences terribles. J'espère qu'elle les a mesurées. En pleine bataille politique, je trouve cette décision désolante."

Jean-Marie Le Pen s'enorgueillit quant à lui d'avoir "toujours continué à [s]e battre". Y compris contre sa propre famille.

Louis Nadau