BFMTV

Retour à l'Assemblée de Patrick Roy, trublion à la veste rouge

Le socialiste Patrick Roy salué par l'ensemble de l'Assemblée nationale à son retour, mardi. Le député-maire de Denain (Nord), connu pour sa veste rouge et son habitude d'apostropher les ministres, a retrouvé les bancs du Palais Bourbon alors qu'un cancer

Le socialiste Patrick Roy salué par l'ensemble de l'Assemblée nationale à son retour, mardi. Le député-maire de Denain (Nord), connu pour sa veste rouge et son habitude d'apostropher les ministres, a retrouvé les bancs du Palais Bourbon alors qu'un cancer - -

Les députés français, tous groupes confondus, ont salué mardi le retour en séance du socialiste Patrick Roy, qui avait frôlé la mort à la fin de l'année dernière en raison d'un cancer du pancréas.

Le 17 décembre, le député-maire de Denain avait organisé une réunion publique pour annoncer à ses administrés que les médecins lui donnaient "quelques semaines, voire quelques jours à vivre".

Mais un nouveau traitement, une autre forme de chimiothérapie et une nouvelle molécule ont permis à l'élu du Nord, bien qu'affaibli, de tenir son pari d'être présent dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale le 15 mars.

Ses collègues ont salué le retour de ce "trublion de l'hémicycle", connu pour sa veste rouge qui attire l'attention des caméras et ses apostrophes lors des séances de questions au gouvernement.

"Je vous aime tous. La vie est belle", a-t-il lancé en se disant fier d'appartenir à "cette belle démocratie française".

Patrick Roy n'a cependant pas oublié qu'il était un militant socialiste de longue date. "Dès demain, je redeviens un opposant farouche", a-t-il prévenu.

Il s'était d'abord adressé au ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, sur la diversité culturelle et notamment sur le rock métal, dont il est fan.

Il a remercié tous ceux qui lui ont rendu visite à l'hôpital Georges Pompidou à Paris, qu'il s'agisse d'élus et de dirigeants du PS ou de collègues d'autres groupes, comme le président de l'Assemblée, Bernard Accoyer (UMP). Le Premier ministre, François Fillon, l'a appelé au téléphone, de même que le président du MoDem, François Bayrou.

Au fil des années, Patrick Roy s'est créé une image de "trouble-fête" de l'hémicycle, fréquemment rappelé à l'ordre par Bernard Accoyer. "Taisez-vous M. Roy, vous n'avez pas la parole", lui lance régulièrement le président de l'Assemblée.

A chaque séance des questions au gouvernement, Patrick Roy ne peut s'empêcher de harceler les ministres. Le ministre du Travail se voit ainsi rebaptisé "et du chômage" et celui de l'Intérieur se voit accoler les mots "et de l'insécurité".

Cette fois, le député socialiste n'a pas troublé la séance. Et le président de l'Assemblée ne l'a pas rappelé à l'ordre bien qu'il ait dépassé son temps de parole de deux minutes.

REUTERS