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Réforme des rythmes scolaires : 250 M d'euros pour les petites communes

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François Hollande a annoncé mardi que l'application de la réforme des rythmes scolaires, qui instaure le retour à la semaine de 4 jours et demi, sera étalée sur 2 ans. Une enveloppe de 250 millions d'euros a été débloquée pour aider les communes pauvres à la mettre en place.

François Hollande a assuré mardi, à l’occasion du Congrès des maires de France, que la réforme des rythmes scolaires verrait sa mise en place étalée sur 2 ans. Le chef de l’Etat et son ministre de l’Education, avaient à plusieurs reprise affirmé que cette réforme, qui prévoit le retour de la semaine de 4 jours et demi dans la primaire, serait appliquée dès la rentrée 2013.
« Les communes qui voudront dès 2013 participer à ce mouvement le feront », a dit le chef de l'Etat. « Et les autres prendront le temps nécessaire pour que nous puissions, dans la concertation, appliquer cette réforme ».

« Je pense aux communes rurales et aux villes les plus en difficulté »

Le principal syndicat du primaire, le SNUipp-FSU, avait mis en garde l’exécutif contre une réforme « précipitée et peu financée ». Qu’il se rassure, en plus d’étaler sur deux ans la mise en place de la réforme, François Hollande a également annoncé, mardi, avoir demandé au gouvernement de mettre en place à la rentrée 2013 « un fonds spécifique de 250 millions d'euros, pour accompagner » les collectivités qui mettront en œuvre la réforme des rythmes scolaires à cette date et qui le « justifient ». « Je pense aux communes rurales et aux villes les plus en difficulté », a ajouté le chef de l'Etat, devant les maires réunis au congrès des maires de France. « Les maires attendent de l'Etat qu'il envisage des aides au financement, notamment pour les communes qui ont peu de ressources », avait déclaré peu avant le président de l'Association des maires de France, Jacques Pélissard (UMP).
Certaines collectivités locales avaient fait part de leurs craintes de ne pouvoir assumer financièrement la prise en charge et le transport des élèves qu’imposera le retour à la semaine de 4 jours et demi, abandonnée en 2008.

P. Gril avec agences