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Qui sont les quatre candidats déclarés à la présidence des Républicains?

Ils sont pour le moment quatre candidats à avoir avancé leur nom dans la course à la présidence du parti des Républicains. Les militants se prononceront les 10 et 17 décembre prochains. Ils devront donc départager Laurent Wauquiez, Laurence Sailliet, Daniel Fasquelle et Florence Portelli, quatre personnalités aux notoriétés différentes.

Plombés par la défaite de François Fillon à la présidentielle, et leur échec aux législatives dans la continuité, Les Républicains sont dirigés par un secrétaire général, Bernard Accoyer, mais leur présidence est vacante. Elle le restera jusqu'au 17 décembre au soir, date du second tour de l'élection du nouveau chef après un premier tour, le 10. Ils sont pour le moment quatre à s'être déclarés pour le poste: Florence Portelli, Daniel Fasquelle, Laurence Sailliet et Laurent Wauquiez.

Florence Portelli, la figure émergente

Florence Portelli, 39 ans, a gagné une relative notoriété ces derniers mois lors de la campagne présidentielle. Elle était alors l'une des porte-paroles de François Fillon. Dans Le Monde, cependant, elle assure à présent n'être "la candidate de personne" à la présidence de son mouvement politique. Maire de Taverny, dans le Val-d'Oise et conseillère régionale d'Île-de-France, elle a expliqué ce mercredi sur BFMTV quelle était l'origine de son aspiration:

"Les gens attendent de nouveaux visages, qu'on n'étouffe pas les nouveaux talents et qu'on n'étouffe pas non plus des générations qui émergent. Le renouvellement ça peut être aussi des anciens qu'on n'a pas laissé s'exprimer parce que la méritocratie a disparu des écrans radars de notre parti".

Daniel Fasquelle, le cadre venu des Hauts-de-France

Daniel Fasquelle est député élu dans le Pas-de-Calais depuis 2007. C'est dans les derniers jours d'août, pendant les universités d'été des Jeunes Républicains qui se sont tenus dans son fief du Touquet dont il a été maire, que cet homme de 54 ans a annoncé sa volonté de prendre les rênes de la formation, signale ici La Tribune.

Daniel Fasquelle avait soutenu Nicolas Sarkozy lors de la campagne des primaires de la droite et du centre en 2016 en prévision de la présidentielle. Au moment de proclamer qu'il se lançait dans une aventure cette fois-ci personnelle, le parlementaire a déclaré qu'il comptait "redonner une envie de droite aux Français". Et les convaincre que cette envie de droite doit se doubler d'une envie de Daniel Fasquelle, par conséquent.

Laurence Sailliet, l'inconnue du bataillon

C'est une proche de Xavier Bertrand, âgée de 44 ans, qui est la candidature-surprise de ce plateau: Laurence Sailliet. Cette nutritionniste de 44 ans a déjà tenté trois équipées électorales à l'occasion des trois dernières législatives (notamment auprès des Français de l'étranger) sans jamais l'emporter.

"Quand on veut du renouvellement, il vaut mieux ne pas être trop connue", a remarqué sereinement l'intéressée auprès de Sud Radio lorsqu'elle a été interrogée sur son manque de visibilité.

Laurent Wauquiez, le grand favori

Il a 42 ans, il est vice-président des "Républicains", dont il a même été le président par intérim durant la primaire, tenant d'une ligne dure au sein de la droite. Laurent Wauquiez fait figure de favori de ce scrutin pour la tête du parti. Le quadragénaire, actuel président de la région Rhône-Alpes-Auvergne, a été par le passé député élu en Haute-Loire.

Il a surtout été, à plusieurs reprises sous Nicolas Sarkozy, secrétaire d'Etat et ministre. Il a même assumé le porte-parolat du gouvernement Fillon.

"Je suis candidat parce que je pense que la France a besoin de la droite. Et il faut que la droite soit vraiment de droite!" a-t-il lancé ce vendredi dans Le Figaro, rendant publique sa candidature.

A ces quatre personnalités pourrait s'ajouter un cinquième: celui de Maël de Calan. Ce conseiller départemental du Finistère convierait une nouvelle famille au débat: celle des juppéistes. Lui-même proche du maire de Bordeaux, il avait même écrit son programme économique pour la primaire de la droite et du centre.

Les candidats à la présidence des Républicains devront franchir un premier écueil: ils devront chacun rassembler les parrainages de 13 parlementaires et 2.500 adhérents d'ici au 11 octobre.

Robin Verner