BFMTV

« Que Sarkozy demande à l'ONU le gel de l’espace aérien libyen »

Paul Quilès, ex-ministre de la Défense et ancien vice-président de la Commission des affaires étrangères de l'Assemblée nationale

Paul Quilès, ex-ministre de la Défense et ancien vice-président de la Commission des affaires étrangères de l'Assemblée nationale - -

Ce jeudi au micro d’Eric Brunet sur RMC, l’ex-ministre de la Défense Paul Quilès, demande à ce que la France fasse voter en Conseil de sécurité de l’ONU la mise en place d’une "zone d’interdiction de survol aérien" de la Libye.

Alors que la France évoque la possibilité de « crimes contre l'humanité » en Libye, Paul Quilès, ex-ministre de la Défense, propose la mise en place d’une zone d’exclusion aérienne. Dans Carrément Brunet ce midi sur RMC, l’ancien vice-président de la Commission des affaires étrangères a adressé « une demande solennelle au Président Nicolas Sarkozy : après le silence et les erreurs de la diplomatie française, je crois que la France peut avoir l’occasion de faire réentendre sa voix. Aujourd’hui devant les risques que fait courir Kadhafi à l’ensemble de sa population, il y a urgence, il faut passer des discours aux actes.

L’ONU dit que quand un chef d’Etat prend délibérément des civils comme cibles, il menace la paix et la sécurité internationale. Et depuis 2005, l’ONU a le droit de prendre des mesures, selon le chapitre 7 qui permet d’utiliser des forces militaires pour rétablir la paix. On peut envoyer une force d’interposition, mais c’est long. Je voudrais donc lancer un appel au Président de la République pour qu’il fasse prendre une décision dans la journée : intervenir auprès du Conseil de sécurité – dont la France est l’un des 5 membres permanent qui a le droit de veto et donc un rôle prépondérant –, pour mettre en place une "zone d’interdiction de survol aérien". Ainsi, tous les avions qui décolleraient du territoire libyen devraient demander l’autorisation avant, et s’ils ne l’obtiennent pas, ils sont considérés comme des avions ennemis et peuvent donc être abattus.

Voilà une décision qui honorerait la France et lui redonnerait la tonalité qu’elle a un peu perdue depuis quelques temps. […] Les pays qui s’opposeraient à cette décision seraient alors considérés comme complices de Kadhafi. »

La Rédaction